Trump critique la science pour une raison

Les scientifiques français réagissent face aux menaces sur la recherche

  • Les scientifiques alertent sur les attaques contre la recherche aux États-Unis
  • Détruire la science entraînera de graves conséquences
  • Des mesures pourraient menacer la santé publique
  • Des actions doivent être prises rapidement en Europe

Yasmine Belkaid, Bana Jabri et Alain Puisieux, respectivement directeurs de l’Institut Pasteur, de l’Institut Imagine et de l’Institut Curie, unissent leurs voix pour alerter sur les attaques contre la recherche scientifique aux États-Unis sous Donald Trump. Lors d’une rencontre exceptionnelle, ils soulignent qu’il est crucial d’avoir une voix forte pour défendre la science comme un pilier fondamental des sociétés démocratiques. Alain Puisieux déclare : « Nous devons avoir une voix forte en tant que scientifiques. Plus que jamais, il est nécessaire de défendre la science comme un pilier fondamental de la société. »

D’après Yasmine Belkaid, ce qui se passe actuellement représente un renversement total des valeurs fondamentales américaines. Elle prévient que « détruire la science et la liberté de parole aura des conséquences très graves » pour tous.

Les conséquences désastreuses du coup d’État obscurantiste

Les chercheurs alertent sur les effets catastrophiques résultant des mesures brutales prises par l’administration Trump. Bana Jabri explique que cette attaque contre la science était programmée : « La science et les universités sont antinomiques du totalitarisme », affirmant ainsi leur importance dans une démocratie.

Ils constatent déjà une résignation parmi les universitaires américains face à ces attaques répétées. Cela pourrait engendrer non seulement un découragement général chez les chercheurs mais aussi des décisions fatidiques concernant des domaines cruciaux comme l’infectiologie, où « des personnes vont mourir. »

Yasmine Belkaid ajoute que le démantèlement de structures essentielles comme USaid aura des conséquences immédiates sur la mortalité liée au sida ou à d’autres maladies, menaçant ainsi directement nos sociétés.

L’Europe doit agir face aux dérives américaines

L’union entre ces trois figures scientifiques vise également à mobiliser l’Europe face aux dangers observés ailleurs. Selon eux, ce qui se passe aux États-Unis doit être pris au sérieux car cela pourrait arriver en France également. Alain Puisieux souligne qu’il y a eu 154 cas avérés de censure scientifique durant le premier mandat de Trump; une situation alarmante qui nécessite vigilance.

Belkaid insiste sur le fait que « La science forme un seul écosystème à travers le globe. » Les attaques contre celle-ci ne touchent donc pas uniquement les États-Unis mais affectent tout le monde via l’interruption des formations ou encore par difficulté d’accès aux bases de données essentielles.

Une responsabilité collective face à ces défis

Ces scientifiques insistent également sur leur responsabilité dans cette situation actuelle où il existe une fracture entre citoyens et monde scientifique. Alain Puisieux note qu’il faut créer plus d’espaces d’échange afin que « la science soit perçue comme accessible plutôt qu’obscure. »

Ils rappellent aussi quel rôle essentiel joue chaque citoyen dans ce combat pour préserver notre système démocratique basé sur la connaissance. Yasmine Belkaid déclare : « L’accès au savoir est un droit fondamental. »

Affirmant ainsi que chacun doit lutter contre toute perception erronée qui pourrait nuire à cet accès vital.

Des solutions doivent être mises en place rapidement

Pour éviter un scénario similaire en France, ils préconisent plusieurs actions clés : renforcer l’éducation scientifique auprès du grand public ainsi qu’un dialogue ouvert entre scientifiques et décideurs politiques afin d’assurer une meilleure compréhension mutuelle.

Dans une conclusion fortuite, Alain Puisieux conclut : « La science n’est ni un luxe ni une option », elle doit être reconnue comme essentielle au progrès social et nécessiter davantage d’investissements publics après avoir noté que nous sommes loin derrière dans ce domaine comparativement aux autres nations développées.

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