La ménopause est une étape naturelle dans la vie des femmes, mais elle s’accompagne de symptômes variés tels que des bouffées de chaleur, des crises d’angoisse et des insomnies. Selon les spécialistes, environ un quart des femmes éprouve des symptômes dits « sévères » ou « incapacitants » lors de l’arrêt menstruel. Cela amène certaines à envisager le recours aux traitements hormonaux (THM) pour atténuer leurs désagréments.
- La ménopause est marquée par des symptômes variés
- Les traitements hormonaux (THM) soulagent les désagréments
- Le débat persiste sur l'utilisation des THM
- Une prescription personnalisée est nécessaire
Le débat autour du retour en grâce des traitements hormonaux
Traditionnellement, le THM était controversé en raison de risques potentiels liés au cancer et aux maladies cardiovasculaires. Certaines études publiées dans les années 2000 ont conduit à une réticence généralisée chez les médecins à prescrire ces médicaments. Toutefois, la médecin Florence Trémollières, cofondatrice du Groupement d’étude de la ménopause et du vieillissement (GEMVI), plaide pour leur réhabilitation : « C’est parfois inévitable au regard des souffrances ». Son appel a été entendu par le président de la République qui l’a sollicitée pour participer à une enquête parlementaire sur ce sujet sensible.
Des recommandations prudentes sur l’utilisation du THM
La Haute Autorité de santé (HAS) reconnaît que le traitement peut être bénéfique lorsque les troubles sont gênants, tout en insistant sur la nécessité d’utiliser les doses les plus limitées possibles. Un nouvel avis est attendu début 2026. Cependant, comme le souligne Agnès Fournier, chercheuse à l’Inserm : « De nombreuses patientes sont livrées à elles-mêmes concernant le choix du traitement ».
Les risques associés aux traitements hormonaux restent présents
Bien que certaines formulations utilisées en France semblent moins risquées que celles étudiées dans l’essai « Women’s Health Initiative », il n’en demeure pas moins qu’elles ne sont pas exemptes de dangers. Par exemple, une étude réalisée en 2014 a montré un risque accru de 31% pour développer un cancer du sein après plus de cinq ans de traitement avec certains types d’hormones.
L’importance d’une prescription personnalisée
Il semble essentiel qu’un suivi médical soit effectué avant toute décision concernant un traitement hormonal. Christine Rousset-Jablonski, présidente de la Société française de gynécologie affirme que chaque femme doit être évaluée individuellement : « Seules les femmes les plus affectées peuvent se poser la question ». Il est crucial d’examiner attentivement les antécédents médicaux et familiaux.
A retenir : La prise en charge médicale doit être personnalisée ; consulter un professionnel avant toute décision liée aux traitements hormonaux est indispensable.
Bon à savoir : Des alternatives non hormonales sont actuellement en développement et pourraient offrir des options intéressantes sans certains risques associés au THM.
Consulter votre médecin traitant reste primordial si vous ressentez des symptômes liés à la ménopause afin d’étudier toutes vos options thérapeutiques sans précipitation ni auto-médication.