Les praticiens hospitaliers appellent à une grève illimitée pour la revalorisation des astreintes : ils n’en peuvent plus d’attendre.

- Les praticiens hospitaliers appellent à une grève illimitée
- Le gouvernement n'a pas respecté ses engagements
- Les montants actuels des rémunérations sont jugés dérisoires
- Les syndicats demandent des négociations immédiates
Les syndicats de praticiens hospitaliers unis dans leur mécontentement annoncent une grève illimitée de la permanence des soins (PDS) à partir du 1er mai 2025. Leur objectif : obtenir une revalorisation des astreintes sans délai.
Le gouvernement n’a pas respecté ses engagements ?
Malgré l’allocation de « financements dédiés » votés dans le budget de la Sécurité Sociale pour 2024 et 2025, les promesses faites par le gouvernement concernant la revalorisation des astreintes restent lettre morte. Depuis trois ans, ce sujet est méticuleusement évité par les ministres qui se succèdent, déplorent les syndicats.
« On avait travaillé sur ces astreintes avec la DGOS (direction générale de l’offre de soins). Un projet d’arrêté avait été établi pour une revalorisation au 1er juillet 2024 mais il n’est jamais paru », indique la Dr Anne Geffroy-Wernet, présidente du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPhare).
Une nouvelle date pour la revalorisation ?
D’après un document présenté par la DGOS lors d’une réunion récente, il semblerait que cette réforme ne soit finalement prévue que pour le 1er novembre 2025.
Cependant, cette annonce ne satisfait pas les syndicats qui exigent davantage. « L’hôpital a toujours été là ! Une enveloppe avait été bloquée pour ces revalorisations et on aimerait bien savoir où elle est passée », s’insurge la Dr Rachel Bocher, présidente de l’INPH. Les montants actuellement perçus sont jugés dérisoires par rapport aux responsabilités assumées.
En effet, la rémunération d’une astreinte de 14 heures varie entre 43,86 euros brut et 199,56 euros brut, soit au maximum 14,25 euros bruts de l’heure. La Dr Geffroy-Wernet compare même ces tarifs à ceux d’une baby-sitter en affirmant : « On a l’impression de faire la manche ! »
Négociations imminentes demandées par les syndicats ?
Face à cette situation insupportable, les syndicats demandent une ouverture immédiate des négociations incluant une majoration rétroactive dès le 1er janvier 2024. Avec un doublement des forfaits liés aux astreintes et un arrêté fixant un plancher à 70 euros et un plafond à 280 euros permettant aux établissements hospitaliers d’adapter leur politique salariale en fonction du travail réalisé durant ces périodes d’astreinte.