Le rapport sur la ménopause, remis le 9 avril 2025 par la Docteure Stéphanie Rist au gouvernement, propose 25 recommandations pour améliorer l’information et l’accompagnement des femmes. Ce document vise à briser le tabou autour de cette étape de vie et à garantir une prise en charge adaptée. Les propositions portent sur l’éducation, les traitements hormonaux et la reconnaissance de la ménopause dans le monde du travail.

- Stéphanie Rist rend son rapport
- Propositions visent à briser tabou sur ménopause
- Inégalités territoriales dans accès aux traitements hormonaux
- Impact économique du manque de prise en charge au travail
Le rapport souligne l’importance d’une éducation précoce sur la ménopause
La Docteure Stéphanie Rist a rendu son rapport au gouvernement le 9 avril 2025 après une mission initiée en octobre 2024. Le document présente 25 propositions organisées autour de trois axes principaux : « Information, prévention, préparation à la ménopause », « Accompagnement et prise en charge sanitaire » et « Prendre en compte la ménopause au travail ».
Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité, a déclaré : « La ménopause est un sujet longtemps entouré de honte et laissé dans le silence. Briser le tabou permettra de répondre à des besoins et œuvrera pour l’égalité entre les femmes et les hommes ». Elle a précisé que ce rapport s’inscrit dans la feuille de route du gouvernement visant à prioriser la santé des femmes.
Le premier axe met en avant un manque flagrant d’information concernant plus de 17 millions de Françaises concernées par cette phase. Selon les témoignages recueillis par Rist, « une personne sur deux considère la ménopause comme anxiogène ». Pour remédier à cela, il est proposé d’éduquer dès le collège et d’utiliser les réseaux sociaux pour diffuser une information fiable.
Les inégalités territoriales dans l’accès aux traitements hormonaux
Le rapport révèle également des inégalités sociales dans l’accès aux traitements hormonaux (THM). Actuellement, ces traitements sont plus souvent prescrits dans les départements riches. En effet, seulement 2,5% des femmes ménopausées ont reçu un THM en 2024.
Pour pallier ces disparités, il est suggéré d’améliorer la formation des médecins et d’enrichir le bilan préventif réalisé lors des consultations médicales pour les femmes âgées de 45 ans. Lionel Collet, président de la Haute Autorité de Santé a affirmé qu’une mise à jour des recommandations sera effectuée « d’ici mi-2026 ».
De plus, beaucoup d’experts constatent que certains professionnels ne proposent pas toujours une prise en charge adéquate face à leur manque de formation. Le parcours proposé doit inclure un suivi individualisé qui combine plusieurs disciplines médicales.
L’impact économique du défaut de prise en charge au travail
Il convient aussi d’aborder comment cette question impacte négativement tant la vie personnelle que professionnelle des femmes. De nombreux parlementaires jugent crucial que les employeurs prennent conscience du coût économique lié au défaut de prise en charge associé à la ménopause.
« Une femme sur deux considère que la ménopause peut avoir des conséquences sur son travail », rapporte Stéphanie Rist. Face à cette réalité préoccupante, il est recommandé d’intégrer cet enjeu lors des visites médicales professionnelles ainsi que créer un guide pratique destiné aux managers concernant ce sujet sensible.
Ces propositions visent non seulement à accompagner efficacement les femmes durant leur passage vers cette nouvelle étape mais également intégrer sérieusement ces enjeux dans les pratiques RH au sein même des entreprises publiques ou privées.
Ces recommandations demandent donc une action conjointe entre acteurs médicaux et professionnels afin que chacun puisse bénéficier pleinement du soutien nécessaire pendant cette période charnière.