Oeufs de yoni et traitements du SOPK : une gynécologue répond à toutes vos questions

La Dre Odile Bagot, gynécologue-obstétricienne, répond à des questions fréquentes sur la santé féminine. Elle aborde l’utilisation des œufs de Yoni pour le périnée, les traitements du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’utilisation de traitements hormonaux en préménopause.

  • La Dre Odile Bagot répond aux questions sur la santé féminine
  • Médicaments pour le SOPK peuvent inclure du Myo-Inositol
  • Saignements during préménopause ne sont pas toujours alarmants
  • Traitement hormonal conseillé pour SOPK avec résistance à l'insuline

Oeufs de yoni et traitements du SOPK : une gynécologue répond à toutes vos questions

Rédigé le 31/03/2025

Utiliser les œufs de Yoni pour renforcer le périnée

Les œufs de Yoni sont des boules en pierre insérées dans le vagin. Leur poids déclenche une contraction réflexe qui aide à remuscler le périnée et à réduire les fuites urinaires. Il existe également des versions médicales, comme les boules de Kegel, adaptées à l’anatomie féminine. Ces dernières sont disponibles en pharmacie ou en ligne.

Bien que ces boules ne soient pas remboursées par la Sécurité sociale, certaines mutuelles peuvent couvrir leur coût. Si ces exercices ne suffisent pas, un professionnel de santé peut proposer une rééducation plus approfondie par électrostimulation ou même envisager une intervention chirurgicale si nécessaire.

L’efficacité des nouveaux traitements pour le SOPK

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) affecte environ 15% des femmes et est la principale cause d’infertilité. Pour diagnostiquer ce syndrome, il faut présenter au moins deux signes parmi trois : des cycles menstruels irréguliers, des signes d’hyperandrogénie (comme l’acné ou une pilosité excessive), ou plus de 20 microkystes détectés lors d’une échographie.

Environ 70% des femmes atteintes du SOPK sont en surpoids ou obèses, car ce syndrome est aussi un trouble métabolique lié à la résistance à l’insuline. Les nouveaux traitements proposés sur les réseaux sociaux incluent principalement des compléments alimentaires contenant du Myo-Inositol, qui aide à gérer cette résistance et peut améliorer les cycles hormonaux ainsi que favoriser la fertilité.

Cependant, il est crucial de noter que la perte de poids reste essentielle pour améliorer efficacement la fertilité et régulariser les cycles hormonaux. En absence d’un désir immédiat de grossesse, un traitement hormonal avec activité anti-androgénique demeure souvent plus efficace et économique.

Prendre un traitement hormonal pendant la préménopause

Dès lors que se produit une alternance entre périodes avec et sans règles durant la préménopause, prescrire un traitement hormonal pourrait entraîner des saignements lorsque les ovaires recommencent leur sécrétion hormonale. Bien que ces saignements puissent être gênants, ils ne doivent pas être considérés comme alarmants selon certaines pratiques médicales observées notamment en Allemagne.

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