Nutri-Score : comprendre et utiliser le logo pour mieux manger

Le Nutri-Score, un système d’étiquetage nutritionnel mis en place en 2017, vise à informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments. Cependant, son mode de calcul suscite parfois des interrogations. Cet article décompose les critères du Nutri-Score et explique comment l’utiliser efficacement pour faire des choix alimentaires avisés.

Nutri-Score : comprendre et utiliser le logo pour mieux manger

  • Le Nutri-Score, un système d'étiquetage pour informer sur la qualité nutritionnelle des aliments
  • Son calcul prend en compte les composantes positives et négatives d'un aliment pour attribuer une note de A à E
  • Il est utile pour comparer des produits similaires mais ne prend pas en compte certains éléments tels que les additifs ou pesticides

Comment fonctionne le Nutri-Score ?

Depuis sa mise en application, en 2017, reste-t-il des consommateurs pour douter de l’utilité du Nutri-Score ? « Je suis toujours un peu surprise de voir des produits ultra transformés notés A, » reconnaît Laetitia, mère de famille à Aix-en-Provence.

Pour rappel, le calcul du Nutri-Score consiste à faire la différence, pour 100 gr ou 100 mL de produit, entre les composantes négatives (sucres, sel, acides gras saturés) et positives (fibres, protéines, fruits, légumes, légumineuses, fruits à coques, huile de colza, noix et olive) d’un aliment afin de lui attribuer une note allant de A (meilleure qualité nutritionnelle) à E. Cette échelle vise à orienter le consommateur vers des choix plus sains au quotidien.

La diététicienne nutritionniste Stella Canonge à Marseille explique : « Son affichage a un intérêt réel pour le consommateur. Il permet de donner accès aux informations nutritionnelles de manière plus claire et lisible. Mais son efficacité est limitée, » précise-t-elle. Le logo indique la teneur des nutriments pour 100 grammes. Ainsi, certains produits naturels mais gras comme l’huile d’olive seront toujours classés D ou E malgré leurs bienfaits pour la santé. « Personne ne consomme 100 grammes par jour de ces aliments, » ajoute-t-elle.

Selon elle, le Nutri-Score est surtout utile pour comparer les produits d’un même rayon ou entre marques : « Il peut aussi être un repère quand on hésite entre un yaourt aux fruits ou au chocolat. » Toutefois, elle avertit également contre certains produits comme les poissons panés qui peuvent être classés A ou B tout en contenant des additifs et conservateurs liés à divers problèmes de santé comme le diabète ou l’obésité. « Le Nutri-Score a ses limites ; il ne prend pas en compte la présence d’additifs, conservateurs ou pesticides. »

Savoir lire le logo pour éclairer ses choix

« La finalité d’un logo nutritionnel comme le Nutri-Score n’est pas de classer les aliments en ‘sains’ ou ‘non sains' », rappelle son créateur Serge Hercberg. « Une telle finalité resterait discutable car cette propriété est liée à la quantité consommée et à la fréquence de consommation. Le Nutri-Score permet de comparer la qualité nutritionnelle des aliments d’un simple coup d’œil. »

L’épidémiologiste et nutritionniste détaille : « Si le consommateur souhaite choisir une matière grasse ajoutée, il verra que les huiles d’olive et de colza sont dans la meilleure classe possible ; elles sont passées de C à B depuis la mise à jour de l’algorithme. » En janvier 2024, le barème a évolué pour devenir plus strict. Les modifications pénalisent plus sévèrement les produits sucrés et salés (céréales, plats composés…), les viandes rouges et les boissons édulcorées. En revanche, elles favorisent les produits céréaliers complets et raffinés ainsi que les huiles d’olives et poissons gras natures.

Si le Nutri-Score est un excellent outil pour orienter rapidement les choix alimentaires des consommateurs tout en comparant rapidement différents produits similaires grâce à son code couleur simple et efficace qui reste cependant perfectible dans certaines situations.

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