Une gynécologue décrit l’impact des vingt grossesses sur le corps d’une femme qui attend à nouveau

Un jeune couple américain, Christopher et Desiree, attend leur vingtième enfant pour le printemps 2025. Leur choix de multiplier les grossesses suscite des questions sur les impacts possibles sur la santé de la mère et de l’enfant. Le Dr Odile Bagot, gynécologue-obstétricienne, alerte sur les risques associés à cette décision.

Une gynécologue décrit l’impact des vingt grossesses sur le corps d’une femme qui attend à nouveau

  • Christopher et Desiree attendent leur vingtième enfant
  • Desiree gère un emploi du temps chargé
  • Odile Bagot alerte sur les risques associés aux grossesses répétées
  • Les complications potentielles incluent des contractions faibles et des hémorragies post-partum

Le quotidien d’un couple avec vingt enfants

Christopher et Desiree ont décidé d’agrandir leur famille au-delà des onze enfants qu’ils auraient pu avoir. Entre 2015 et 2023, ils ont accueilli huit nouveaux-nés. Cette grossesse actuelle représente donc leur vingtième enfant.

Pour eux, chaque naissance est une bénédiction plutôt qu’une source de stress. Bien que le couple admette vivre dans un « chaos organisé », Desiree précise : « C’est très organisé en réalité ». Elle gère un emploi du temps chargé qui nécessite des efforts considérables.

« Généralement, je fais deux lessives par jour juste pour suivre le rythme. Le samedi, j’ai probablement besoin de dix lessives supplémentaires », confie-t-elle.

Les dangers des grossesses répétées pour la santé

Le Dr Odile Bagot souligne que enchaîner les grossesses n’est jamais sans conséquences : « En premier lieu, avec l’âge, l’augmentation du risque obstétrical est démultipliée : hypertension, diabète. La santé de la mère peut être mise à rude épreuve ». Ces conditions peuvent s’aggraver pendant la grossesse.

De plus, au fil des grossesses successives, la qualité de l’utérus tend à diminuer. Les complications deviennent alors plus fréquentes : « Les anomalies placentaires sont également plus fréquentes ; il a du mal à contracter et à s’implanter. Le jour de l’accouchement, la mère court aussi le risque de faire une hémorragie de la délivrance », explique-t-elle.

D’autres complications comme des dystocies dynamiques peuvent se produire : « les contractions ne sont pas suffisamment fortes ou longues pour faire progresser le bébé correctement à travers le bassin ». Seul le post-partum pourrait se dérouler sans encombre si ces problèmes initiaux sont évités.

Pour ce qui est du bébé lui-même, il doit également affronter plusieurs risques avant sa naissance : « Les fausses couches sont plus nombreuses et le risque de trisomie est démultiplié », conclut le Dr Odile Bagot.

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