L’Académie de médecine refuse la légalisation du cannabis thérapeutique, citant le marché noir

L’expérimentation du cannabis médical en France est prolongée jusqu’en 2026, mais suscite de vives inquiétudes. L’Académie nationale de médecine s’oppose fermement à cette légalisation, citant des risques sanitaires avérés dans les pays ayant déjà adopté cette pratique. Des données récentes soulignent une augmentation des cas de schizophrénie et un maintien du marché noir.

  • Académie nationale de médecine oppose fermement
  • France prolonge expérimentation jusqu'en 2026
  • Académie met en garde sur augmentation cas schizophrénie
  • Académie plaide pour prévention accrue

L’Académie de médecine refuse la légalisation du cannabis thérapeutique, citant le marché noir

La France prolonge l’expérimentation du cannabis médical

Après plus d’un an d’incertitudes, la France a décidé d’avancer sur le cannabis médical. Fin mars, le gouvernement a annoncé une formalité administrative marquante pour encadrer ce traitement. En parallèle, le ministère a prolongé l’expérimentation actuelle jusqu’au 31 mars 2026, permettant ainsi aux médecins et patients de se projeter vers une possible généralisation du traitement.

Cette annonce est perçue comme un véritable soulagement pour les patients concernés. « Un motif d’espoir pour les futurs patients », souligne Ludovic Rachou, président de l’Union des industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (Uivec), en particulier pour ceux souffrant de pathologies sévères.

L’Académie nationale de médecine met en garde contre la légalisation

Face à ces évolutions, l’Académie nationale de médecine exprime son opposition à la légalisation du cannabis à usage médical. Selon elle, « les données médicales récemment publiées confirment au contraire les problèmes survenus dans les pays ayant procédé à une telle légalisation ». Elle note qu’au Canada, la proportion de nouveaux cas de schizophrénie liée au cannabis a grimpé : « de 3,7 % avant la légalisation à 10,3 % après ».

De plus, elle souligne que « dans les pays où le cannabis a été légalisé (Uruguay, USA, Canada), le marché noir n’a pas disparu ». Le cannabis légal reste souvent plus cher que celui vendu illégalement et cela contribue même à réorienter le marché vers des drogues ayant des effets sanitaires encore plus préoccupants.

La nécessité d’une prévention accrue face aux risques liés au cannabis

L’Académie appelle donc « à maintenir l’interdiction en France » concernant la vente et consommation du cannabis compte tenu de ses effets toxiques avérés. Elle plaide également pour renforcer les programmes dédiés à la prévention et à l’information sur la toxicité associée au cannabis afin d’éduquer efficacement le public sur ses dangers potentiels.