- Femmes très diplômées ont plus de risque de cancer du sein
- Niveau d'études lié au risque de cancer du sein
- Alcool consommé par 12% d'élites féminines
- Risques personnels réduits par une alimentation équilibrée
Chaque année, le cancer du sein touche plus de 60 000 femmes en France, un chiffre qui est en constante augmentation. Ce phénomène fait de l’Hexagone le pays avec le taux d’incidence le plus élevé au monde. Plusieurs facteurs sont impliqués dans l’apparition de cette maladie, notamment la consommation d’alcool, la génétique et l’âge.
Une étude met en lumière le lien entre niveau d’études et risque de cancer du sein
Un élément surprenant vient s’ajouter à ces facteurs : le niveau d’études. Une étude publiée dans la revue International Journal of Cancer, menée par des chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer à Lyon, a suivi 311 000 femmes âgées de 35 à 70 ans dans neuf pays européens entre 1991 et 2010, toutes sans antécédents cancéreux avant l’étude. Les résultats montrent que les femmes n’ayant pas terminé leurs études ou ayant arrêté en primaire ont un risque réduit de développer un cancer du sein, avec une diminution estimée à 39% pour les stades précoces et à 19% pour les formes avancées.
Margherita Pizzato souligne une exception dans les cancers
Selon Margherita Pizzato, scientifique au Centre international de recherche sur le cancer : « Alors que la plupart des cancers touchent davantage les catégories socio-économiques les moins favorisées, le cancer du sein fait figure d’exception, avec un taux d’incidence plus élevé chez les femmes bénéficiant d’un meilleur statut socio-économique ». Cette observation soulève des questions quant aux comportements associés aux différentes catégories sociales.
L’impact de la consommation d’alcool sur le risque cancéreux
En effet, une étude publiée par la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) en 2018 révélait que près de **12% des femmes cadres étaient sensibles à la consommation d’alcool à risque**, comparativement aux environ 8% pour les ouvrières et artisans. L’Institut national du Cancer a confirmé en 2024 que parmi tous les cancers attribuables à l’alcool, celui du sein est le plus fréquent.
Mortalité liée au cancer du sein : un fléau persistant
Cependant, il est important de noter que cette étude n’a pas établi un lien direct entre catégorie socio-professionnelle et mortalité due au cancer. Chaque année, ce fléau entraîne la mort de plus de 12 000 femmes en France.
Astuces pratiques pour réduire votre risque
Éviter ou limiter la consommation d’alcool, adopter une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes ainsi qu’une activité physique régulière sont autant de gestes qui peuvent contribuer à diminuer votre risque personnel face au cancer du sein.
À retenir :
- Prenez soin régulièrement de votre santé par des examens médicaux adaptés.
- N’hésitez pas à consulter un professionnel si vous avez des inquiétudes concernant votre santé ou vos habitudes alimentaires.
- L’automédication peut être dangereuse ; privilégiez toujours l’avis médical qualifié.

