Pourquoi on ne fait presque jamais d’IRM pour le mal de dos chronique ?

Quand votre médecin doit-il examiner votre dos à l’aide d’une IRM, d’un scanner ou d’une radiographie ? La plupart du temps, la réponse est : le plus tard possible.

Pourquoi on ne fait presque jamais de radio pour soigner le mal de dos ?

Si l’IRM n’est pas considérée comme un outil de diagnostic de la lombalgie, ce n’est pas parce que les scanners ne révèlent généralement rien, ni même parce qu’ils sont coûteux, mais parce qu’ils révèlent souvent un grand nombre d’anomalies dans le dos qui n’ont peut-être rien à voir avec l’origine de la douleur. Avec l’âge, la colonne vertébrale, qui travaille dur, commence à montrer des signes d’usure, comme la dégénérescence des disques et l’arthrite dans les articulations.

Pourquoi on ne fait presque jamais d’IRM pour le mal de dos chronique ?

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  • Lombalgies chroniques et médecine de rééducation Association nationale des médecins spécialistes de rééducation (France) Frison-Roche
    Association nationale des médecins spécialistes de rééducation (France)

Mais pour une affection douloureuse qui, dans la plupart des cas, disparaît en moins de deux mois sans intervention radicale, ce type d’information n’est pas particulièrement utile. Si vous prenez cent patients d’âge moyen qui n’ont pas de problèmes de dos et que vous leur faites passer une IRM, un tiers d’entre eux auront des IRM anormales.

  • Lombalgies et cervicalgies de la position assise : conseils et exercices Eric Viel, Michèle Esnault Elsevier Masson
    Eric Viel, Michèle Esnault
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Malgré toutes les informations potentiellement non pertinentes qu’ils révèlent, les IRM n’exposent pas le corps à des radiations. En revanche, les tomodensitogrammes et les radiographies le sont, ce qui les rend particulièrement risqués pour les femmes souffrant de douleurs dorsales et en âge de procréer. La quantité de radiations absorbées par les ovaires lors d’une seule radiographie de la colonne lombaire (les cinq vertèbres inférieures) est équivalente à la quantité qu’ils absorberaient lors d’une année d’utilisation de l’IRM.

FAQ

Qu'est-ce que la lombalgie ?

La lombalgie est un terme médical qui décrit la douleur ou le mal de dos. Elle se manifeste généralement au niveau des lombaires, c'est-à-dire entre les côtes et les fesses. Bien que la douleur puisse être aiguë ou chronique, elle peut également s'étendre aux jambes et à la région du coccyx.

Les causes de la lombalgie sont diverses et variées, allant des mouvements brusques aux mauvaises postures en passant par le stress ou une blessure physique.

Quelle est la différence entre une lombalgie et un lumbago ?

La lombalgie est une douleur qui survient généralement dans le bas du dos et dont la cause est souvent inconnue. Elle peut être due à des muscles endoloris, une mauvaise posture ou un traumatisme mineur. Le lumbago, quant à lui, se caractérise par une douleur aiguë et soudaine au niveau des muscles lombaires.

Il peut survenir après un effort physique important ou un mouvement brusque. La différence entre les deux réside donc dans le type de douleur présentée et sa cause.

Quels sont les symptômes de la lombalgie ?

La lombalgie est une douleur qui apparaît dans le bas du dos et peut s'étendre jusqu'aux fesses et parfois aux membres inférieurs. Elle se manifeste par des sensations de picotement ou de brûlure, une raideur musculaire et, parfois, des difficultés à effectuer certains mouvements.

La douleur peut également être accompagnée de fatigue musculaire et d'une sensation générale de faiblesse. Il est important de consulter un professionnel de la santé si ces symptômes persistent plus d'une semaine.

Quelles sont les causes de la lombalgie ?

La lombalgie est une douleur aiguë ou chronique qui peut affecter la partie basse du dos et le bas du corps. Elle peut être causée par une blessure, un effort physique excessif, une mauvaise posture, des muscles faibles ou endoloris, des problèmes d'articulation et des conditions inflammatoires telles que l'arthrite rhumatoïde. De plus, le stress et l'anxiété peuvent contribuer à la douleur et à son aggravation.

La sédentarité est également considérée comme l’une des principales causes de la lombalgie puisqu’elle réduit progressivement les capacités musculaires nécessaires pour maintenir un bon équilibre postural.

Combien de temps dure une lombalgie ?

Une lombalgie peut durer plusieurs semaines, voire des mois. Tout dépend de la cause et des symptômes associés. La durée typique d'une lombalgie aiguë est généralement comprise entre 4 et 6 semaines, alors que la durée moyenne d'une lombalgie chronique est de 4 à 12 mois.

Parfois, il faut compter jusqu'à 2 ans pour une guérison complète.

Les IRM peuvent conduire trop rapidement à une intervention chirurgicale

Les sceptiques craignent également que les IRM n’entraînent les patients sur une pente glissante vers le bloc opératoire. On sait depuis l’apparition des IRM qu’il existe de nombreuses « anomalies normales.

La meilleure option pour un patient souffrant de nouvelles douleurs dorsales ? Des solutions de base moins sexy, comme l’exercice, les analgésiques en vente libre et le temps. La plupart des problèmes de lombalgie disparaissent avec un traitement de base en quatre à six semaines, ce qui rend inutile une IRM, un scanner ou une radiographie précoce.

Bien entendu, certains problèmes de dos ne se résolvent pas tout seul, à l’exception d’un nerf pincé, d’une sciatique ou d’une sténose rachidienne, c’est-à-dire le rétrécissement du canal rachidien.

Si l’état de la personne ne s’améliore pas pendant quatre à six semaines et que les symptômes sont assez graves, il peut être raisonnable de passer une IRM. Un médecin peut également demander une IRM en présence de symptômes d’une affection sous-jacente grave, telle qu’un cancer ou une infection.

Attention, même si un médecin prescrit une IRM, celle-ci ne doit pas être son seul outil de diagnostic. Le mal de dos peut être le résultat d’une interaction complexe de différents facteurs, qui doivent tous être examinés.
Il est important que les médecins et les patients comprennent que nous ne traitons pas les IRM, nous traitons des patients : ils ont une famille, un travail, un cœur, des reins, du stress, une vie, et il faut traiter le patient dans sa globalité.

FAQ

Quels sont les risques liés à un IRM du dos ?

L'IRM du dos comporte des risques mineurs tels que des réactions allergiques aux agents de contraste utilisés. Il peut également y avoir un risque de claustrophobie chez certaines personnes, en raison de l'espace restreint à l'intérieur du tunnel de l'appareil. De plus, des complications rares telles que des brûlures cutanées dues au champ magnétique intense peuvent survenir.

les risques liés à une IRM du dos sont généralement faibles et les bénéfices obtenus grâce à cet examen sont considérables pour le diagnostic et le traitement des problèmes vertébraux.

Existe-t-il des contre-indications à une IRM ?

Il existe certaines contre-indications à une IRM, tels que la présence de corps étrangers métalliques dans le corps, une grossesse avancée ou encore des claustrophobies sévères. Avant de passer cet examen, il est primordial d'informer le personnel médical de toute condition préexistante qui pourrait poser problème lors de l'IRM.

Dans la plupart des cas, ces contre-indications peuvent être contournées grâce à des mesures alternatives proposées par les professionnels de santé.

Que peut-on diagnostiquer grâce à une IRM du dos ?

Grâce à une IRM du dos, on peut diagnostiquer des hernies discales, des tumeurs osseuses ou des lésions des nerfs. Elle permet également de repérer des fractures vertébrales, des inflammations ou des rétrécissements du canal rachidien. Enfin, cet examen d'imagerie médicale peut aider à identifier des malformations congénitales ou des anomalies au niveau des disques intervertébraux.

    • Les IRM ne sont généralement pas nécessaires pour le mal de dos chronique, car elles peuvent révéler des anomalies qui ne sont pas liées à la douleur.
    • Les IRM n'exposent pas le corps à des radiations comme les scanners et les radiographies, ce qui les rend plus sûres pour certaines personnes.
    • Les IRM peuvent parfois pousser trop rapidement vers une intervention chirurgicale, alors que souvent des solutions simples comme l'exercice et les analgésiques suffisent.
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