Le 29 avril, une grande manifestation nationale rassemblera des milliers de jeunes médecins à Paris pour s’opposer à la proposition de loi transpartisane (PPL) du député Guillaume Garot. Cette initiative législative vise à instaurer une régulation au niveau des installations médicales, ce qui suscite l’inquiétude parmi les internes et les étudiants en médecine.

- des milliers de jeunes médecins manifesteront à Paris
- Bastien Bailleul coordonne une grande logistique
- des cortèges se réuniront dans plusieurs villes françaises
- les syndicats s’attendent à un fort soutien lors de la grève
Une mobilisation organisée grâce à une logistique solidaire
Bastien Bailleul, président de l’Isnar-IMG, explique : « Depuis quelques jours, on enchaîne appels téléphoniques et visioconférences pour organiser la grève et différentes manifestations… C’est une très grande logistique ». Les syndicats ont mis en place un système d’entraide permettant aux participants d’accéder à des bus ou billets de train via une « cagnotte solidaire » lancée par l’Anemf.
Des cortèges prévus dans plusieurs villes françaises
Des délégations provenant d’Amiens, Dijon, Strasbourg et bien d’autres villes sont attendues pour renforcer le mouvement parisien. Le Dr Raphaël Dachicourt, président de Reagjir, souligne : « Nous avons vraiment travaillé main dans la main… L’élan est collectif et soutenu par les syndicats séniors ». De plus, plusieurs rassemblements sont planifiés dans des grandes villes comme Lyon et Montpellier où des blocages pourraient avoir lieu.
Un taux de participation élevé attendu chez les externes
Les syndicats s’attendent à un fort soutien lors du mouvement de grève intersyndicale illimitée qui commence le 28 avril. Lucas Poittevin indique que « chez les externes… on pourrait atteindre 50% de participation, voire 70 à 90% dans certaines villes ». Les enjeux sont cruciaux pour ces futurs praticiens face aux changements potentiels introduits par cette PPL.
Les revendications restent fermement ancrées chez les jeunes praticiens
Killian L’helgouarc’h exprime un sentiment général parmi ses collègues : « Je sens une ferveur que je n’avais pas sentie depuis très longtemps ». À Paris, des actions originales sont prévues avec notamment l’utilisation de chars décorés et la distribution de tracts au public afin d’accroître leur visibilité. Le but principal ? Se faire entendre du gouvernement. Un jeune généraliste confie : « On espère rencontrer le premier ministre ».
Néanmoins, malgré le plan Bayrou récemment annoncé qui vise à répondre aux défis médicaux régionaux, certains demeurent sceptiques sur son efficacité réelle face aux préoccupations soulevées. Comme le souligne un autre membre actif : « Les engagements du gouvernement n’engagent que lui puisqu’il n’est pas en majorité… notre demande reste le retrait de la proposition de loi Garot ».
A retenir
- Toute personne concernée par ces questions est invitée à rester informée sur l’évolution des discussions politiques concernant le secteur médical
- Consulter toujours un professionnel avant toute décision liée à votre santé ou vos choix médicaux ; évitez l’automédication sans avis médical approprié