- Les agriculteurs suivent des formations en pseudosciences
- L'État soutient des organismes proposant des formations ésotériques
- La ministre de l'Agriculture dénonce ces formations non conventionnelles
- Des initiatives de tri sont engagées par le ministère de l'Agriculture
Les initiations aux pseudosciences en agriculture suscitent des inquiétudes
L’agriculture française, deuxième secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre, doit adopter des pratiques durables pour lutter contre le changement climatique. Toutefois, des formations en pseudosciences se multiplient au sein du secteur agricole, suscitant l’inquiétude parmi les professionnels et les instances gouvernementales. En novembre 2024, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a affirmé que l’État ne soutenait pas ces mouvements ésotériques. Pourtant, plusieurs enquêtes révèlent qu’un nombre croissant d’organismes financés par l’État proposent des formations non conventionnelles.
Des formations occultes financées par des fonds publics existent
Un accord-cadre signé en 2015 entre l’Ademe (Agence de la transition écologique) et Vivea, un fonds de formation professionnelle subventionné par l’État et l’Europe, visait à encourager des pratiques agricoles alternatives. Cependant, ces initiatives ont été détournées par certains pseudo-experts tels que ceux qui enseignent la géobiologie ou les « courants vagabonds ». Par exemple, une formation proposée par *La Galerie du ver de terre
Des croyances populaires infiltrent le monde agricole
Les idées ésotériques ne sont pas isolées ; elles prospèrent dans plusieurs organismes agréés par l’État comme Ocapiat, destiné aux salariés agricoles. Dans un annuaire récent, plusieurs formations liées à la biodynamie sont listées malgré leur surveillance par la Mission interministérielle contre les dérives sectaires. Cyril Gambari, enseignant en biologie-écologie et lanceur d’alerte sur ce sujet déclare : « Cela fait des années que tout le monde ferme les yeux ou que personne ne semble voir le problème ». Ces croyances populaires constituent un risque financier puisque beaucoup d’argent est alloué à ces pratiques sans fondement scientifique.
Le ministère prend conscience du problème avec une mission d’inspection
Face à cette situation préoccupante, le ministère de l’Agriculture annonce avoir contacté diverses structures pour faire « du tri » dans leurs offres de formation. Ils affirment également avoir lancé une mission d’inspection visant à identifier ces formations basées sur des pseudosciences afin d’assurer aux agriculteurs un accès correct aux informations scientifiques valides. L’agence Ademe reconnaît qu’elle évalue uniquement les labels sur leur impact environnemental sans prendre en compte leur dimension spirituelle ou philosophique et s’engage désormais à clarifier sa position concernant ces préceptes douteux. À retenir : – Les agriculteurs doivent être vigilants face aux formations proposées autour de concepts non prouvés. – Il est conseillé de consulter un professionnel avant toute décision liée à votre exploitation agricole pour éviter les charlatanismes qui pourraient nuire financièrement ou techniquement. En cas de doute concernant certaines pratiques ou formations reçues dans ce domaine spécifique, il demeure essentiel de se référer à un expert avisé plutôt qu’à un pseudo-spécialiste souvent mal informé.
