Les dispositifs connectés pour la glycémie sont-ils vraiment fiables ?

L’ANSM met en garde contre les dispositifs non invasifs pour mesurer la glycémie.

  • ANSM met en garde contre dispositifs non invasifs
  • utiliser uniquement appareils reconnus
  • commercialisation de mesure non invasive jugée trompeuse
  • consommateurs suggérés de consulter médecin

Les dispositifs connectés pour la glycémie sont-ils vraiment fiables ?

Le suivi de la glycémie est crucial pour les personnes atteintes de diabète, mais des dispositifs récents, tels que montres ou bagues, soulèvent des inquiétudes. L’ANSM et la DGCCRF alertent sur le manque de fiabilité de ces outils qui peuvent mettre en danger la santé des patients. Il est recommandé d’utiliser uniquement des appareils reconnus par les autorités sanitaires.

Les risques associés aux dispositifs connectés pour mesurer la glycémie

Les méthodes traditionnelles de mesure de la glycémie reposent sur un prélèvement sanguin ou un capteur inséré sous la peau, ayant prouvé leur efficacité et leur sécurité. En revanche, les appareils prétendant offrir une mesure sans contact n’ont pas été validés scientifiquement quant à leur précision. S’appuyer sur ces mesures inexactes peut entraîner des erreurs dans le traitement du diabète, augmentant ainsi le risque de complications graves.

Avertissements sérieux : hospitalisations et risques mortels

À ce jour, aucun dispositif permettant une mesure non invasive de la glycémie n’a reçu l’autorisation d’être commercialisé en France. Les allégations concernant ces produits sont jugées trompeuses par les autorités sanitaires. L’ANSM avertit que « la commercialisation de produits prétendant mesurer la glycémie de manière « non intrusive » repose sur des allégations trompeuses ». Ces outils peuvent fournir des données erronées pouvant retarder le traitement d’une hypoglycémie ou d’une hyperglycémie, avec des conséquences dramatiques telles que hospitalisations ou décès.

Conseils pratiques pour les patients diabétiques

Les recommandations sont claires : il est essentiel que les patients utilisent uniquement des dispositifs dont l’efficacité est reconnue et conformes aux normes en vigueur. La DGCCRF et l’ANSM suggèrent même « aux personnes ayant acheté un tel produit de ne plus utiliser la fonction « glycémie » ou « blood glucose ». De plus, il est conseillé aux consommateurs d’envisager un remboursement auprès du vendeur et de consulter un médecin avant tout changement dans leur suivi glycémique.

Importance d’une vigilance face aux innovations technologiques

Bien que l’innovation technologique présente des opportunités intéressantes pour améliorer le suivi du diabète, il est primordial d’exercer une vigilance accrue envers les dispositifs non homologués. Les organismes recommandent aux patients d’être prudents face à certaines offres disponibles en ligne qui semblent trop belles pour être vraies.

À SAVOIR En France, près de 4 millions de personnes vivent avec un diabète, principalement du type 2 (Santé publique France 2023). Ce nombre augmente constamment à cause du vieillissement démographique et de l’obésité croissante. Environ 500 000 individus seraient diabétiques sans le savoir. Le diabète entraîne diverses complications (cardio-vasculaires, rénales) et représente un enjeu majeur pour la santé publique ; en 2022, ses coûts ont dépassé 8 milliards d’euros.