Peuvent-elles avoir plus souvent des cycles menstruels irréguliers ?

La santé gynécologique des footballeuses professionnelles est un sujet encore peu exploré par la recherche scientifique. Une étude réalisée en février 2025, en collaboration avec la FIFPRO, le syndicat international des joueurs professionnels, a mis en lumière plusieurs aspects préoccupants concernant les cycles menstruels des joueuses.

  • Footballeuses rapportent des cycles menstruels irréguliers
  • 75% des joueuses souffrent de règles douloureuses
  • Santé gynécologique importante pour la performance sportive
  • Attention nécessaire face aux blessures liées au cycle menstruel

Peuvent-elles avoir plus souvent des cycles menstruels irréguliers ?

Les résultats alarmants sur les cycles menstruels des footballeuses

30% des footballeuses interrogées déclarent avoir des cycles menstruels irréguliers. Ce chiffre est significativement plus élevé que dans la population générale, où il se situe entre 15 et 25%. Par ailleurs, 75% des joueuses rapportent souffrir de règles douloureuses. Le Dr Vincent Gouttebarge, chef médical de la FIFPRO, note qu’une seule d’entre elles était mère et commente : « Il s’agit d’un résultat inquiétant qui pourrait signifier que les footballeuses ne se sentent pas encore en confiance pour fonder une famille pendant leur carrière ».

Les enjeux de la santé gynécologique dans le football professionnel

L’importance du suivi médical régulier de ces athlètes pour mieux comprendre leurs besoins et sensibiliser sur la santé gynécologique dans le milieu sportif est soulignée par le Dr Gouttebarge. Cela fait partie du projet L’étude Drake football, dédié à l’étude de la santé des joueurs et joueuses professionnels.

L’impact potentiel du cycle menstruel sur les blessures sportives

Une autre dimension importante concerne l’effet possible du cycle menstruel sur le risque de blessures chez les footballeuses. Le Dr Victoria Tchaikovski explique : « La première phase du cycle menstruel, c’est-à-dire la phase ovulatoire où la concentration d’œstrogène est à son maximum, peut augmenter le risque de blessure ». Cette observation est corroborée par l’internationale française Amel Majri qui déclare : « Selon les études, c’est plus cela qui fait qu’il y a plus de ruptures de ligaments croisés ».

À noter qu’à l’été 2023, entre 25 et 30 joueuses ont dû renoncer à participer à la Coupe du monde en raison d’une blessure aux ligaments croisés du genou. Cependant, aucune étude n’a encore confirmé un lien direct entre les cycles menstruels et ces types spécifiques de blessures.

Conseils pratiques pour minimiser les risques liés aux cycles menstruels

Pour toutes les athlètes féminines ou leurs entraîneurs souhaitant prévenir potentiellement ces risques :

  • Sensibilisation : Informez-vous régulièrement sur votre cycle et ses effets possibles sur vos performances physiques
  • Suivi médical : Consulter régulièrement un médecin spécialisé peut aider à gérer efficacement tout problème lié aux règles ou aux douleurs associées
  • Cohérence avec l’entraînement : Adapter certaines sessions d’entraînement selon le cycle peut être bénéfique pour éviter certaines blessures potentielles

Avis prudent face aux données disponibles

À retenir

L’étude met en avant l’importance cruciale de prendre en compte la santé gynécologique chez les athlètes féminines afin d’améliorer leur bien-être général ainsi que leurs performances sportives.

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