Quel est le statut actuel de la situation en France ?

En France, la vaccination contre l’hépatite B est obligatoire pour tous les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018. Elle est également recommandée pour les enfants et adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans. Cette mesure vise à protéger la population contre une infection virale potentiellement grave.

  • La vaccination contre l'hépatite B est obligatoire pour les nourrissons en France
  • L'OMS vise l'élimination des hépatites d'ici 2030
  • Un tiers des patients diagnostiqués avec l'hépatite C ont une fibrose significative
  • Des actions ciblées sont nécessaires pour répondre aux populations vulnérables

Quel est le statut actuel de la situation en France ?

Les hépatites virales sont un problème de santé publique majeur dans le monde entier

Les hépatites virales, causées principalement par les virus B, C et Delta, continuent d’affecter des centaines de milliers de personnes chaque année. Souvent silencieuses, ces infections peuvent évoluer vers des complications graves telles que la cirrhose ou le cancer du foie. La situation pourrait cependant changer grâce à des efforts mondiaux : en 2016, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé comme objectif d’éliminer la transmission des hépatites d’ici 2030.

L’OMS a défini une feuille de route claire :

  • Réduire de 90% les nouvelles infections
  • Diminuer de 65% la mortalité liée aux hépatites
  • Diagnostiquer 90% des personnes infectées
  • Traiter 80% d’entre elles

La France avance dans la lutte contre l’hépatite C mais doit renforcer son dépistage

Selon le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) publié par Santé publique France en septembre 2024, la France fait partie des pays « en bonne voie » pour atteindre ces objectifs. Le traitement de l’hépatite C a vu une avancée majeure avec l’arrivée des antiviraux à action directe (AAD), permettant jusqu’à 90% de guérison virologique après traitement.

Cependant, un obstacle demeure : environ un tiers des patients diagnostiqués ont déjà une fibrose significative au niveau du foie au moment où ils se font soigner. Les parcours complexes pour le dépistage posent problème, notamment chez certaines populations vulnérables comme les usagers de drogues ou les migrants.

Pour remédier à cela, le test sur papier buvard permet une détection simple et rapide du virus C dans divers centres médico-sociaux.

L’hépatite B nécessite davantage d’efforts en matière de prévention et vaccination

Bien que le vaccin contre l’hépatite B soit disponible depuis 1980, une part importante des adultes jeunes et migrants ne bénéficie pas encore d’une protection adéquate. En 2024, seulement 5% des cas d’hépatite B aiguë rapportés étaient vaccinés alors qu’une grande majorité avait besoin du vaccin.

Afin d’améliorer cette situation concernant le virus Delta (VHD), qui ne se développe qu’en présence du virus B, il serait bénéfique d’adopter un test réflexe qui détecte automatiquement ce dernier chez tous les porteurs connus du VHB.

Des actions ciblées sont nécessaires pour toucher toutes les populations concernées

Pour espérer réduire efficacement la transmission des hépatites, plusieurs mesures doivent être mises en place :

  • Dépistage gratuit du VHB offert aux moins de 26 ans
  • Sensibilisation accrue auprès des migrants et jeunes adultes non protégés par vaccination
  • Simplification du traitement accessible via médecine générale ; actuellement moins de 10% étaient traités par leur généraliste en 2022

Le combat contre les hépatites demande un engagement collectif fort

L’élimination efficace des hépatites nécessite non seulement un engagement politique solide mais aussi une mobilisation active parmi les professionnels de santé ainsi qu’une sensibilisation massive auprès du public. Chaque personne dépistée ou traitée représente un pas supplémentaire vers cet objectif ambitieux fixé pour 2030.

À SAVOIR :

A partir de 2023, les autotests pour le dépistage rapide de l’hépatite C sont expérimentés en France dans certaines structures accueillant des publics à risque élevé avec un principe basé sur une simple goutte de sang prélevée au bout du doigt suivie d’un résultat préliminaire rapide.

Notez bien

N’hésitez pas à consulter un professionnel si vous avez le moindre doute concernant votre état ou celui d’un proche concernant ces maladies hépatiques afin d’éviter tout risque lié à l’automédication.