Un polluant persistant trouvé dans les vins européens à des niveaux préoccupants

Le TFA (acide trifluoroacétique) est un polluant de la famille des PFAS, connu pour ses effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement. Son utilisation dans diverses applications industrielles soulève des inquiétudes croissantes, notamment en ce qui concerne sa présence dans nos aliments.

  • vins contaminés par TFA
  • augmentation exponentielle de la contamination
  • TFA présent dans eaux et sols
  • nécessaire d'interdire PFAS

Un polluant persistant trouvé dans les vins européens à des niveaux préoccupants

Le TFA, un contaminant environnemental préoccupant

Retrouvé dans les rivières, eaux souterraines, sols et plantes, le TFA provient de rejets directs ou de la dégradation d’autres PFAS. Les recherches s’accumulent et mettent en lumière les dangers potentiels liés à son exposition : cancers, augmentation du taux de cholestérol, effets néfastes sur la fertilité et développement fœtal ainsi que des impacts sur le fonctionnement des reins et du foie.

Une contamination croissante du vin par le TFA

Une étude récente menée par les membres du Réseau européen d’action contre les pesticides (PAN Europe) révèle que **49 vins provenant de dix pays européens*

  • ont été contaminés par le TFA. Les résultats montrent une concentration moyenne alarmante de 122 microgrammes par litre (µg/L) entre 2021 et 2024, avec certains échantillons dépassant même 300 µg/L. En revanche, aucune trace n’a été détectée dans les millésimes antérieurs à 1988.
  • D’après Générations Futures, membre de PAN Europe : « De 2010 à 2015, la contamination en TFA a fortement augmenté pour atteindre 40 µg/L ». Ces niveaux sont jusqu’à **100 fois supérieurs aux concentrations observées dans les eaux superficielles et potables**, ce qui interpelle quant à notre exposition alimentaire au TFA.

    L’herbicide flufénacet contribue à cette problématique

    Le flufénacet est actuellement utilisé comme herbicide malgré son interdiction prévue pour mars 2025 après une période transitoire de 18 mois pour écouler les stocks restants. Ce produit chimique génère également du TFA lors de sa décomposition. Helmut Burtscher-Schaden, chimiste environnemental chez Global 2000 et initiateur de l’étude mentionnée précédemment souligne : « Le premier est la forte concentration détectée. Nous ingérons probablement beaucoup plus de TFA par notre alimentation qu’on ne le pensait auparavant ».

    Avis d’experts sur l’urgence d’agir concernant le TFA

    L’étude conclut qu’il est urgent d’initier des actions concrètes afin d’interdire immédiatement tous les pesticides PFAS ainsi que les gaz fluorés. Il apparaît également nécessaire d’établir un programme rigoureux pour surveiller la présence du TFA dans nos produits alimentaires afin d’assurer notre sécurité sanitaire.

    Pour se prémunir contre ces risques sanitaires potentiels liés au TFA, il est conseillé aux consommateurs d’être vigilants quant aux produits qu’ils consomment et éventuellement privilégier ceux certifiés sans résidus chimiques dangereux.

    À retenir sur le sujet du TFA

    • Soyez attentifs aux informations concernant la qualité des aliments que vous consommez
    • N’hésitez pas à consulter un professionnel si vous avez des questions ou inquiétudes spécifiques concernant votre santé ou votre alimentation
    • Pensez à éviter l’automédication face aux problèmes liés potentiellement aux substances chimiques comme le TFA

    Cet article vise uniquement à informer ; toute précaution doit être prise avant tout changement significatif lié à votre santé ou vos habitudes alimentaires. Consultez toujours un professionnel compétent en cas de doute ou questionnement spécifique.

    cholestérolplantesSanté