En France, 1 personne sur 3 est affectée par une allergie au pollen, un chiffre qui ne cesse d’augmenter, notamment à cause du réchauffement climatique. Si vous avez l’impression que votre allergie saisonnière est plus intense cette année, vous n’êtes pas seul. Les consultations pour les rhinites allergiques, l’asthme et la pollinose ont connu une hausse significative depuis le début du printemps.

- Consultations pour allergies en hausse
- Hiver plus court, printemps plus précoce
- Pollution aeriène agrave sensibilité
- Pics de pollen intensifiés jusqu'en juin
Le changement climatique est-il responsable de l’intensification des allergies ?
Comprendre le lien entre réchauffement climatique et allergies
Le lien entre le réchauffement climatique et l’explosion des allergies est bien établi. Des hivers plus courts et des températures plus douces entraînent un début précoce de la saison pollinique. Selon Pollens.fr, cette saison a été avancée de deux à trois semaines dans certaines régions. Cela signifie que les patients sont exposés plus longtemps aux pollens allergènes.
A noter : Le bouleau a connu un pic exceptionnel dès début avril dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce phénomène s’accentue avec le changement climatique qui rend certains pollens plus concentrés et « actifs », particulièrement là où la biodiversité est perturbée.
La pollution atmosphérique comme facteur aggravant
La pollution de l’air, notamment due aux particules fines provenant du trafic routier et du chauffage domestique, fragilise les muqueuses respiratoires. Ces particules rendent notre organisme plus sensible aux pollens allergènes. De manière alarmante, elles agissent aussi comme « véhicules » transportant le pollen vers les zones urbaines telles que Paris ou Lyon où il était auparavant considéré comme moins problématique.
A quoi s’attendre pour ce printemps ? Prévisions sur les pics de pollen
Pics de pollen : intensité accrue jusqu’à juin
- Pollen d’avril : saison lancée dès la fin mars
- Pollen de mai : arrivée massive des graminées
- Pollen de juin : attention au retour potentiel de l’ambroisie
Cela complique considérablement la prise en charge pour ceux qui souffrent déjà d’allergies.
L’allergie touche également un public jeune
Les enfants sont particulièrement concernés ; on observe même chez eux une sensibilisation précoce aux allergènes. Les adultes ne sont pas épargnés non plus; des cas d’asthme apparaissent chez ceux n’ayant jamais présenté d’allergies auparavant. Le phénomène de sensibilisation se fait plus tôt, plus vite et plus intensément, souligne encore le Dr Giamarchi.
A SAVOIR
Environ 20% des enfants et 1 adulte sur 3 souffrent d’allergies aux pollens selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). De plus, 30% des rhinites non traitées peuvent évoluer vers un asthme sévère entraînant chaque année + de 230 000 journées d’hospitalisation).
Conseils pratiques pour atténuer vos symptômes liés aux allergies au pollen
- S’informer sur les niveaux de pollen : Consultez régulièrement les bulletins poliniques afin d’anticiper votre exposition
- Mise en pratique du traitement : Suivez scrupuleusement votre traitement anti-allergique prescrit par votre médecin
- Aérer son intérieur intelligemment : Ouvrez vos fenêtres lorsque la concentration en pollen est basse (tôt le matin ou tard le soir)
- Bouger avec prudence : Limitez vos activités extérieures durant les jours où les niveaux sont élevés surtout pendant ces mois délicats
- S’hydrater correctement :L’eau aide à fluidifier vos sécrétions nasales facilitant leur évacuation
A retenir concernant votre santé face aux allergies printanières
L’automédication peut parfois aggraver la situation; soyez prudent !