Les étudiants et jeunes médecins contestent les mesures coercitives pour l’accès aux soins

Les étudiants en médecine et jeunes généralistes se mobilisent pour améliorer l’accès aux soins face à la proposition de loi contre les déserts médicaux, portée par le député Guillaume Garot. Ils ont formulé une contre-proposition législative qui vise à simplifier l’exercice médical et soutenir les professionnels de santé. Ce projet sera examiné à partir du 1er avril.

Les étudiants et jeunes médecins contestent les mesures coercitives pour l’accès aux soins

  • Les étudiants en médecine mobilisent
  • Les jeunes médecins veulent alléger administrativement
  • Les médinas favorisent inauguration antennes universitaires
  • Les propositions visent clarifier rôles sanitaire

Les jeunes médecins veulent alléger la charge administrative.

Le premier chapitre de leur texte propose de « libérer du temps médical ». Cela passe par la suppression des certificats jugés « absurdes », comme le certificat médical pour congé enfant malade, remplacé par une simple attestation sur l’honneur. Ils souhaitent également instaurer un congé maladie non indemnisé, accessible sans consultation médicale, pour les maladies bénignes dans une limite de cinq jours par an.

Concernant le certificat de non contre-indication au sport pour les majeurs, ils proposent un questionnaire simplifié basé sur celui déjà utilisé pour les mineurs. De plus, il est suggéré que les caisses primaires réalisent directement les bons de transport demandés par les usagers afin d’alléger cette tâche des médecins. Enfin, ils recommandent d’autoriser certains professionnels de santé à renouveler des prescriptions pour des patients en ALD (affections longue durée).

Favoriser l’installation des médecins en zones sous-dotées.

Pour encourager l’ancrage des futurs médecins dans les territoires manquant de praticiens, ils préconisent la création d’« antennes universitaires des UFR santé » dans ces zones. Leurs propositions incluent aussi des stages ambulatoires lors du troisième cycle d’études médicales afin d’encourager davantage de carrières en médecine générale.

Par ailleurs, ils souhaitent indexer l’indemnité du contrat d’engagement de service public (CESP) sur l’inflation pour maintenir son attractivité et envisagent son ouverture aux remplaçants sous certaines conditions.

Clarification des rôles dans la politique sanitaire territoriale.

Dans leur projet législatif, ils insistent sur la nécessité d’une clarification des missions selon chaque acteur impliqué dans le système sanitaire local. Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) doivent être reconnues comme centrales dans chaque bassin « chargées d’établir un diagnostic local et un projet local de santé avec soutien de l’ARS (Agence Régionale de Santé) ». La collaboration entre CPTS et GHT (Groupements Hospitaliers Territoriaux) serait renforcée grâce à une convention cadre.

Ils appellent aussi à faciliter l’exercice mixte ville-hôpital via des groupements sanitaires : ainsi un soignant employé par un hôpital pourrait intervenir en ville dans une structure adaptée.

Mobilisation citoyenne autour du programme éducatif.

Les communes sont sollicitées pour soutenir ces structures coordonnant l’exercice professionnel : mise à disposition immobilière ou signature locale avec accompagnement spécifique proposé aux professionnels. En termes préventifs, il est souhaité qu’un programme global soit mis en place au sein de l’Éducation nationale, favorisant ainsi une éducation à la santé dès le plus jeune âge.

Avec ces propositions audacieuses, les syndicats espèrent convaincre que ces mesures permettront réellement « d’alléger la charge médicale » et donc « faciliteront finalement l’accès aux soins ». Reste maintenant à savoir si ces idées seront entendues au niveau parlementaire.

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