Commotion cérébrale : Sébastien Chabal perd ses souvenirs de rugby

Aucun souvenir. Aucun plaquage, aucun essai, aucune Marseillaise. Le rugbyman Sébastien Chabal évoque une perte de mémoire inquiétante qui soulève des questions sur les conséquences neurologiques du rugby.

  • Sébastien Chabal perd ses souvenirs de rugby
  • Chabal refuse de consulter un neurologue
  • Steve Thompson se souvient peu de sa Coupe du Monde
  • Cléopâtre Darleux critique les protocoles commotions

Commotion cérébrale : Sébastien Chabal perd ses souvenirs de rugby

Sébastien Chabal témoigne d’une mémoire altérée

Invité de l’émission Legends, animée par Guillaume Pley sur YouTube, Sébastien Chabal a déclaré : « Je n’ai aucun souvenir d’une seconde d’un match de rugby que j’ai joué. Et je ne me souviens pas d’une seule des 62 Marseillaises que j’ai vécues ». À la retraite depuis 2014, il ajoute : « J’ai l’impression que ce n’est pas moi qui ai joué au rugby », et confie ne pas se rappeler de la naissance de sa fille, n’ayant que des bribes de souvenirs d’enfance.

La résignation face aux troubles mémoriels

Chabal semble accepter son état sans chercher à consulter un neurologue. En réponse à une question sur une éventuelle consultation, il répond : « Pour quoi faire ? La mémoire ne reviendra pas… ». Il précise également qu’il n’incrimine pas directement le rugby pour ses problèmes de mémoire. D’autres sportifs partagent des expériences similaires : Raphaël Varane a avoué avoir joué après une commotion cérébrale sans se souvenir du match.

Des témoignages alarmants parmi les anciens joueurs

Dans son livre Inoubliable, Steve Thompson révèle qu’il ne se souvient même pas d’avoir remporté la Coupe du Monde en 2003 et fait état d’une démence précoce à 46 ans. Il fait partie des 180 joueurs ayant porté plainte contre la Fédération internationale pour dénoncer le manque de protection face aux risques neurologiques encourus par les athlètes.

Les protocoles commotions doivent être améliorés

Les protocoles concernant les commotions sont désormais obligatoires dans plusieurs sports. Cependant, leur efficacité est mise en question par Cléopâtre Darleux, gardienne de l’équipe de France de handball. Elle critique ces protocoles comme étant mal conçus : « C’est bidon parce que c’est mal fait ». Ayant subi trois commotions cette saison, elle appelle à davantage de protections et sanctions pour préserver la santé des athlètes.

Il est essentiel que les instances sportives prennent conscience des enjeux liés aux blessures cérébrales et mettent en place des mesures efficaces pour protéger les sportifs.