Un psychiatre écope de douze ans pour viols et agressions sexuelles

Le Dr Marc Adida, psychiatre marseillais, a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur plusieurs patientes. Sa peine a été réduite en raison de son état de santé mentale, bien que l’avocate générale ait demandé une sanction plus sévère. Le tribunal a également imposé un suivi socio-judiciaire et une interdiction définitive d’exercer la médecine.

Un psychiatre écope de douze ans pour viols et agressions sexuelles

  • Le Dr Marc Adida condamné
  • Des patientes décrivent leurs agressions
  • L'avocate générale demande une peine plus sévère
  • La défense souligne la santé mentale du Dr Adida

Le Dr Marc Adida condamné à 12 ans de prison pour agressions

Le Dr Marc Adida, psychiatre-hospitalier à Marseille, a été reconnu coupable le 4 avril par la cour criminelle des Bouches-du-Rhône de viols sur plusieurs patientes. La peine infligée est de 12 ans de réclusion criminelle, inférieure aux 18 ans requis par l’avocate générale, Vinciane de Jongh. Cette réduction est due au bénéfice accordé à l’accusé pour son état mental altéré par sa bipolarité.

L’avocate générale avait argumenté qu’« au moment des faits il n’avait pas son discernement altéré », soulignant la « perversité du système mis en place » par le médecin qui conditionnait ses victimes « pour les amener à un état de dépendance maximale ». Malgré ces arguments forts, le tribunal a décidé d’accorder ce bénéfice lié à sa maladie.

Des patientes sous emprise et fragiles

Les femmes victimes étaient toutes particulièrement vulnérables, souffrant notamment de bipolarité ou dépression. Lors du procès, elles ont décrit leur expérience traumatisante devant les enquêteurs. Une victime a déclaré : « J’étais comme un robot, comme une marionnette ».

Une autre patiente âgée seulement de 19 ans au moment des faits raconte comment elle était tétanisée lors d’une agression : « Quand il en était à la culotte, j’ai dit « Non, arrêtez ! » Mais il a continué ». Elle s’est décrite sous « emprise », allant jusqu’à scarifier ses cuisses pour signaler visuellement son malaise sans pouvoir verbaliser.

Une autre victime a reconnu que le médecin ne l’avait pas forcée physiquement mais avait profité de sa faiblesse psychologique.

Dérives comportementales troublantes du médecin

Les témoignages durant le procès ont révélé les comportements dérangeants du Dr Adida. Une patiente explique qu’il lui disait qu’il s’appelait « Marc Moïse » et prétendait qu’elle volait son sperme pour permettre aux autres femmes d’avoir des enfants avec un potentiel intellectuel élevé semblable au sien.

Malgré cette situation troublante et les plaintes déposées contre lui – certaines écartées par la justice – l’avocate générale Vinciane de Jongh a exprimé des excuses publiques lors du procès pour avoir négligé certains éléments cruciaux dans ces affaires.

Défense axée sur la santé mentale du médecin

L’avocat défenseur Me Christophe Pinel décrit son client comme « un homme à terre » et met en avant sa bipolarité tout en reconnaissant la gravité des accusations portées contre lui. Il insiste sur le fait qu’il n’entend pas remettre en cause les paroles des victimes mais souligne que le Dr Adida est malade : « Vous ne trahirez ni le dossier ni les victimes ».

De plus, Me Pinel critique l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM) pour avoir laissé les psychiatres gérer seules leurs problèmes internes sans intervention adéquate extérieure.

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