Une récente étude publiée dans *The Lancet Rheumatology

- Une étude a révélé que les patients PR traités par des anti-TNF ne présentent pas une moins bonne survie
- Les patients PR traités par anti-TNF ne ont pas de surrisque de décès dans les trois premières années après un diagnostic de cancer
- Les utilisateurs de glucocorticoïdes durant la première année après le diagnostic avaient une survie globale et spécifique au cancer inférieures
- Il est recommandé de suivre régulièrement les rendez-vous médicaux et d'éviter l'automédication
Toutefois, ils appellent à « des recherches supplémentaires pour déterminer la sécurité des anti-TNF lorsqu’ils sont utilisés pendant plus de trois ans ou chez des patients atteints d’autres types de cancer ».
Comprendre le rôle des anti-TNF et leur impact sur l’immunité
Les anti-TNF font partie des médicaments biologiques appelés DMARD (disease-modifying antirheumatic drugs). Leur action immunosuppressive pourrait théoriquement affecter l’immunité tumorale, soulevant ainsi des questions quant au risque accru potentiel de progression ou récurrence du cancer.
Dans cet esprit, il est établi que les personnes avec PR sont déjà plus susceptibles aux cancers. Malgré ces préoccupations, l’étude indique qu’« aucune association délétère significative n’a été observée pour la survie globale ou spécifique par cancer quel que soit le moment d’analyse (à un, deux ou trois ans) ». Cela souligne une certaine sécurité dans l’utilisation continue des traitements anti-TNF chez ces patients.
Les glucocorticoïdes affichent une moins bonne survie
L’étude a analysé 1981 patients âgés de 66 ans et plus diagnostiqués avec un cancer colorectal (n = 514), pulmonaire (n = 864) ou prostatique (n = 603) entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2019. Parmi ceux-ci, seulement 16% avaient reçu des traitements par anti-TNF après leur diagnostic. Les résultats montrent également que les utilisateurs de glucocorticoïdes durant la première année suivant leur diagnostic avaient une survie globale ainsi qu’une survie spécifique au cancer significativement inférieures comparées à celles qui ne prenaient pas ce type d’anti-inflammatoire.
Conseils pratiques pour les patients atteints d’arthrite inflammatoire et d’un cancer
Suivez vos rendez-vous médicaux réguliers : La surveillance médicale est cruciale afin d’évaluer précisément votre santé. – Évitez l’automédication : Ne prenez pas de nouveaux médicaments sans avis médical. Restez informé sur vos traitements : Comprenez bien les implications possibles liées aux différents médicaments prescrits. À retenir : Les études actuelles suggèrent que le traitement par anti-TNF peut être poursuivi en toute sécurité chez certains patients souffrant à la fois d’arthrite inflammatoire et d’un cancer précoce. Cependant, chaque cas étant unique, il est primordial d’en discuter avec son médecin traitant.