Nutrition : prévenir le coup de chaleur pendant l’exercice physique

L’optimum thermique chez l’homme se situe entre 20 et 25 °C. À cette température, le corps ne subit ni pertes ni gains de chaleur, ce qui lui permet de ne pas activer de mécanismes d’adaptation au froid ou à la chaleur.

  • L'homme optimal thermique entre 20 et 25 °C
  • Chaleur affecte performances sportives
  • Coup de chaleur entraîne dysfonctionnements organiques
  • S'acclimater et s'hydrater correctement

Nutrition : prévenir le coup de chaleur pendant l’exercice physique

Les performances sportives sont affectées par la chaleur

Lors d’un effort physique, seulement 20 à 25% de l’énergie produite est convertie en travail mécanique ; le reste se transforme en chaleur. Lorsque la température ambiante dépasse les 30 à 35 °C, il devient difficile pour l’organisme d’évacuer cet excédent thermique, qu’il s’agisse d’un athlète ou d’un amateur.

Le corps doit alors jongler avec plusieurs fonctions : maintenir une bonne thermorégulation, assurer un niveau correct d’hydratation, essentiel pour l’évaporation de la sueur, et préserver ses capacités physiques. Si l’intensité ou la durée de l’effort dépasse ses limites, cela peut entraîner une accumulation de chaleur excessive et provoquer une hyperthermie d’exercice, dont les conséquences peuvent être graves.

Un coup de chaleur peut entraîner un dysfonctionnement organique majeur. Les premiers symptômes touchent souvent le cerveau : agitation, confusion et troubles du jugement apparaissent rapidement. D’autres organes tels que le foie, les muscles (risque de rhabdomyolyse) et les reins peuvent également subir des dégâts importants. Des problèmes respiratoires et cardiovasculaires peuvent s’ajouter à ces complications.

Des stratégies efficaces pour prévenir les effets nocifs de la chaleur

S’acclimater

Lorsque cela est possible, il est bénéfique d’exposer son organisme à des températures élevées (35–40 °C) pendant des sessions répétées sur 7 à 14 jours. Cela permet au corps de développer des adaptations physiologiques telles qu’une augmentation du volume plasmatique sanguin et une meilleure circulation sanguine pour favoriser la perte thermique.

S’hydrater correctement

L’hydratation joue un rôle crucial dans la compensation des pertes liées à la transpiration accrue en milieu chaud. Le taux de transpiration dépendra notamment du type d’effort fourni ainsi que des conditions environnementales (humidité, température). Il est donc essentiel d’écoutler sa soif afin d’équilibrer apports liquides et pertes hydriques sans tomber dans l’hyperhydratation qui peut aussi causer des soucis comme l’hyponatrémie, potentiellement mortelle.

  • Déployer des stratégies externes ou internes pour se refroidir :
  • Récupérer adéquatement

    Il convient prolonger les périodes récupératives lors des séances intensives durant lesquelles il fait chaud afin permettre au corps une récupération optimale tout en veillant à bien s’hydrater avec éventuellement ajout de sels minéraux.

    À retenir

    • S’acclimater progressivement aux conditions chaudes
    • S’hydrater intelligemment sans excès
    • Utiliser différentes techniques pour se rafraîchir efficacement
    • Permanence dans les temps récupératifs lors d’efforts intenses

    Nutritionsymptômes