- Jeunes cherchent informations santé mentale sur les réseaux sociaux
- Femmes consultent ces contenus plus fréquemment que les hommes
- Affluence plus importante des adolescents noirs dans ces plateformes
- Utilisation accrue de réseaux sociaux associée à un sentiment de mal être
L’utilisation des réseaux sociaux chez les adolescents dépasse le simple cadre du divertissement : ces plateformes deviennent également un refuge psychologique. Une étude du Pew Research Center révèle que 34% des jeunes âgés de 13 à 17 ans recherchent activement des informations sur la santé mentale, avec 9% le faisant très régulièrement.
Des hashtags tels que « #mentalhealth » ou « #anxiety » attirent des milliards de vues sur TikTok, où témoignages, conseils bienveillants et vidéos pseudo-thérapeutiques se côtoient dans un flux d’informations pressantes. La demande pour ces contenus est réelle, car 63% des adolescents estiment qu’il est essentiel d’accéder à ce type d’informations en ligne.
L’inégalité parmi les sexes et l’origine sont marquées
On observe une disparité parmi les sexes : 40% des filles consultent ces contenus contre seulement 28% des garçons. Malgré cela, la majorité s’accorde à penser qu’il s’agit d’un moyen pertinent pour s’informer (64% chez les filles et 60% chez les garçons).
Les différences ne se limitent pas au genre. L’origine ethnique joue également un rôle significatif ; ainsi, 49% des adolescents noirs utilisent les réseaux sociaux pour obtenir des informations sur la santé mentale, devant les jeunes hispaniques (35%) et blancs (30%). Ces chiffres démontrent une utilisation plus intense de ces plateformes dans les communautés qui font face à davantage de barrières pour accéder aux soins.
Une relation ambivalente avec les réseaux sociaux émerge
Cependant, près d’un adolescent sur deux (48%) perçoit un effet globalement négatif des réseaux sociaux sur leurs pairs. De plus en plus nombreux sont ceux qui reconnaissent que leur propre santé mentale souffre ; le chiffre a grimpé à 14% en 2024, contre seulement 9% en 2022.
Un autre signal inquiétant est la diminution du sentiment de soutien ressenti sur ces plateformes. En effet, alors qu’en 2022, 67% des adolescents déclaraient se sentir soutenus par leurs pairs en ligne, ce chiffre a chuté en 2024, indiquant un essoufflement émotionnel croissant associé à une exposition accrue à du contenu anxiogène.
*Cette étude a été réalisée entre le 18 septembre et le 10 octobre 2024, auprès de 1.391 adolescents américains et leurs parents via le panel représentatif KnowledgePanel d’Ipsos. Les résultats ont été pondérés afin de représenter la diversité selon l’âge, le sexe, l’origine et les revenus.*
Ajoutez quelques gestes simples pour protéger votre santé mentale
Limitez votre temps passé sur les réseaux sociaux afin d’éviter une surcharge informationnelle. – Suivez uniquement des comptes qui partagent du contenu positif ou éducatif. – Cherchez activement un équilibre entre vos interactions virtuelles et réelles. – N’hésitez pas à parler de vos émotions avec quelqu’un en qui vous avez confiance si vous ressentez que vous souffrez mentalement.
Consultez toujours un professionnel si nécessaire
S’il existe plusieurs ressources disponibles en ligne concernant la santé mentale, il est important de garder à l’esprit que toutes ne sont pas fiables. Évitez l’automédication et n’hésitez pas à consulter un professionnel si vous avez le moindre doute concernant votre état mental ou physique.
A retenir
- L’information sur la santé mentale circule largement sur les réseaux sociaux mais peut être ambivalente
- L’importance du soutien social réel reste primordiale dans cette quête de bien-être mental
- N’oubliez jamais que demander aide n’est pas signe de faiblesse mais au contraire une force !

