En 2024, la France a enregistré 616 cas d’infections invasives à méningocoques (IIM), soit une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente. Ce chiffre représente le plus haut niveau depuis plus d’une décennie. Les sérogroupes B, W et Y sont les principaux responsables, avec un focus inquiet sur le méningocoque B qui constitue 45% des cas. Les nourrissons de moins d’un an sont particulièrement touchés, affichant un taux d’incidence de 8,5 pour 100 000 habitants, comparé à une moyenne nationale de 0,9.
- Frate culturelle enregistré 616 cas d'infections invasives à méningocoques
- Incidences élevées chez les nourrissons de moins d'un an
- Nouvelles vaccinations obligatoires instaurées pour tous les enfants nés à partir de 2025
- Vaccinations sont sécurisées et efficaces selon l'expertise
Isabelle Parent du Châtelet, épidémiologiste à Santé publique France, souligne que « cette situation confirme l’urgence d’agir pour protéger les plus jeunes, particulièrement vulnérables face à cette maladie brutale ».
Le gouvernement met en place une nouvelle stratégie vaccinale efficace
Nouveaux vaccins obligatoires depuis janvier 2025
Pour contrer cette menace grandissante, le gouvernement a instauré deux nouveaux vaccins obligatoires pour tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2025 :
- Bexsero®, protégeant contre le méningocoque de type B administré en trois doses : à 3 mois, 5 mois et 12 mois
- Nimenrix® ou MenQuadfi®, couvrant les souches A, C, W et Y (vaccin « tétravalent »), injecté à 6 mois puis avec rappel à 12 mois
Cette nouvelle stratégie vise à répondre aux réalités épidémiologiques actuelles avec un accent particulier sur les souches W et Y qui présentent des taux de mortalité respectifs de 16% et 8% en 2024. D’autres pays tels que le Royaume-Uni ont déjà mis en œuvre des initiatives similaires avec succès.
Qui doit se faire vacciner ? Un public élargi est concerné
Cette mesure ne concerne pas uniquement les nouveau-nés. En réalité :
- Les enfants de moins de deux ans nés avant 2025 doivent rattraper leur vaccination si ils n’ont pas reçu le vaccin B ou ACWY
- Les enfants jusqu’à cinq ans doivent également être encouragés à compléter leur vaccination surtout s’ils fréquentent des établissements collectifs comme crèches ou écoles maternelles
- Même les adolescents et jeunes adultes vivant en internat ou colocation peuvent bénéficier d’une vaccination de rattrapage
Cela démontre que la vigilance vaccinale est essentielle pour toutes les générations mais surtout pour les plus fragiles. Une campagne ciblée a été menée en 2024 dans la ville de Grenoble suite au signalement de plusieurs cas chez des étudiants ayant permis la vaccination de plus de 4 000 jeunes.
Comprendre l’importance cruciale du vaccin contre la méningite
L’efficacité prouvée des campagnes vaccinales
Afin d’éclaircir certaines idées reçues autour des vaccinations, il reste important d’examiner leurs résultats tangibles. Par exemple, au Royaume-Uni où une campagne concernant le méningocoque B a débuté en 2015, on note une baisse impressionnante du nombre total des cas chez les jeunes enfants atteignant près de 80% dans certains groupes.
Cet ensemble vacccinal est non seulement jugé efficace mais aussi sécurisé ; la plupart des effets secondaires relevés restent bénins tels que fièvre légère ou douleur locale pouvant être soulagées par un simple traitement au paracétamol. Il serait donc imprudent d’exposer un enfant aux risques liés aux infections cérébro-meningées sans protection adéquate.
Démarches simples pour accéder aux vaccinations nécessaires :
- Sachez qu’il est possible d’obtenir ces vaccinations chez votre médecin généraliste ainsi que pédiatres ou sages-femmes (sur ordonnance). Ces injections peuvent même être administrées simultanément avec d’autres vaccinations obligatoires telles que celle contre la rougeole–oreillons-rubéole (ROR)
- Afin améliorer encore davantage la couverture vacccinale sur tout territoire national, le ministère prévoit également une mobilisation impliquant biologistes médicaux désireux participer activement dans cet effort collectif visant atteindre suffisamment immunité collective contre ces souches menaçantes
A SAVOIR :*En* 2024aucun nourrisson ayant reçu ses trois doses du vaccin contre le méningocoque B (*Bexsero®*) n’a développé ce type là infection. Tous incidents rapportés parmi ceux âgés sous deux ans concernaient uniquement bébés non vaccinés où partiellement protégés.
Évitez toute forme automédication.