L’hiver 2024/2025 a été marqué par une épidémie de grippe particulièrement sévère, entraînant un nombre élevé de décès et d’hospitalisations, selon le bilan publié le 16 avril par l’agence de santé publique. En revanche, la saison pour la bronchiolite chez les bébés a été considérée comme normale.
- Épidémie de grippe sévère en hiver 2024/2025
- Chiffres alarmants : 5 000 décès liés à la grippe
- Couverture vaccinale jugée insuffisante
- Facteurs aggravants : circulation de trois souches virales
Une épidémie précoce et d’une durée prolongée
Cette épidémie s’est caractérisée par une relative précocité et une durée plus longue que la moyenne. Elle a touché toutes les classes d’âge, mais son impact a été particulièrement prononcé chez les moins de 5 ans et les plus de 65 ans. L’épidémie en métropole a duré trois mois, débutant en décembre et se terminant fin février, suivie d’une période post-épidémique qui s’est étendue pendant plusieurs semaines.
Des chiffres alarmants : près de 5 000 décès liés à la grippe
Les conséquences ont été graves avec environ 5 000 décès certifiés électroniquement comme étant liés à la grippe. Cependant, cet indicateur ne reflète qu’une estimation partielle des répercussions réelles. Les hospitalisations ont presque atteint le chiffre de 30 000, principalement parmi les personnes âgées, mais aussi avec un nombre significatif d’enfants hospitalisés cette année-là.
Facteurs aggravants identifiés par Santé publique France
Plusieurs facteurs ont contribué à ce fort impact sur la population française. L’agence cite notamment : La circulation simultanée de trois souches virales. Une couverture vaccinale jugée insuffisante. Une efficacité du vaccin qui était faible à modérée chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Une forte circulation du virus chez les enfants au moment des fêtes de fin d’année. Ces éléments ont sans doute exacerbé l’impact sanitaire observé durant cette saison grippale.
D’autres infections en hausse liées aux complications dues à la grippe
La sévérité accrue des cas grippaux pourrait également avoir favorisé l’augmentation des infections à méningocoques pendant cette période. En contrepoint, Santé publique France n’a pas relevé une intensification notable des cas de bronchiolite chez les nourrissons, dont la dynamique était comparable aux saisons précédentes avant l’émergence du Covid-19. À retenir : Cette saison hivernale met en lumière l’importance cruciale d’une bonne couverture vaccinale ainsi que le besoin constant d’informer et sensibiliser sur les risques associés à ces maladies infectieuses. Il est recommandé aux individus vulnérables ou présentant des symptômes respiratoires persistants de consulter un professionnel médical rapidement afin d’éviter toute complication grave liée à ces infections virales.