Eau du robinet : David Servan-Schreiber riposte

Il y a quelques jours nous nous faisions l’écho de la vive réaction des académies de médecine, de pharmacie et de l’eau mettant en cause les positions prises par David Servan-Schreiber et 20 scientifiques sur la qualité de l’eau du robinet en France. Par un communiqué ils recommandaient aux Français atteints d’un cancer, ou étant passés par la maladie, de ne pas boire l’eau du robinet au nom du principe de précaution sans s’être préalablement renseigné sur sa qualité.

  • David Servan-Schreiber répond aux critiques sur l'eau du robinet
  • Il défend le principe de précaution et le débat public
  • Les scientifiques soulignent l'importance du principe de précaution dans les domaines de la santé
  • Les débats entre experts ne suffisent pas pour changer des pratiques inacceptables

Eau du robinet : David Servan-Schreiber riposte

L’Académie nationale de médecine, l’Académie nationale de pharmacie et l’Académie de l’eau n’avaient pas apprécié cet appel parlant d’un déni de la science, d’un mépris de la médecine, d’une atteinte au respect des patients et même d’une déstabilisation de l’opinion visant à évincer les scientifiques.

eau robinet

Aujourd’hui David Servan-Schreiber a tenu à réagir avec Serge Orru, Directeur du WWF-France et Annie Sasco lors d’une interview accordée au Journal le Monde.

Il est d’abord fait référence au fameux rapport de l’AFSSET « cancers et environnement » publié il y a quelques jours et qui cite spécifiquement le problème des pesticides dans l’eau et demande l’application du principe de précaution qui fait partie de la constitution de la République Française depuis 2005. De ce fait ils recommandent toujours le principe de précaution contrairement aux 3 académies qui s’y refusent.

Autre différence profonde de point de vue, le recours au débat public. Les 3 académies reprochent à David Servan-Schreiber et à ses équipes de ne pas avoir limité la communication sur ce dossier à des débats entre scientifiques. Réponse des intéressés : « Nous faisons valoir que les rapports scientifiques sur la contamination de l’eau en France, sur l’impact des nitrates et des pesticides sur la santé existent depuis les années 70. Les rapports scientifiques et les débats entre experts sont nécessaires mais ils ne sont pas suffisants. Nous pensons qu’il appartient à chacun de se faire son idée sur l’importance du principe de précaution, seul le débat public est susceptible de faire changer des pratiques que tous reconnaissent comme inacceptables…

Et de rajouter « nous avons fait l’objet des mêmes critiques de la part de l’Académie de Médecine à propos du principe de précaution en matière de téléphonie mobile. Dans l’année qui a suivi, les faits scientifiques que nous avions cités ont été largement repris par les institutions, y compris au sein des recommandations du ministère de la santé.

Suite au prochain épisode ?