Les industriels deviennent producteurs de contenus. Qu’ils soient professionnels comme Viadeo, Linkedin, Yammer ou totalement ouverts comme Facebook ou Twitter, les réseaux sociaux et communautaires s’imposent désormais comme des outils de communication dont les acteurs des Sciences de la Vie peuvent tirer parti. « Les réseaux sociaux nous permettent d’affiner un jugement un candidat. Sa présence sur Facebook par exemple nous donne un aperçu de son environnement personnel et par là des indications sur son quotient émotionnel. », a déclaré Priscilla Motte-Lecoeur, Managing Director de RSA Executive Search France et Présidente du CLUB BIOTECH®.

Mais pour les acteurs industriels, l’essor des réseaux sociaux est moins anecdotique : « La présence des laboratoires pharmaceutiques et des sociétés de biotech sur le web 2.0 doit être encouragée et faire partie de la panoplie des outils de communication. Ces nouveaux outils ont cependant la particularité d’être ouverts vers l’extérieur. Il n’y a plus d’un côté un diffuseur et, de l’autre, un récepteur de l’information, mais une démultiplication des deux parties. Cette difficulté, ce virage « culturel », explique en partie le retard pris par les acteurs de l’industrie quant à leur présence sur les réseaux sociaux par rapports aux sociétés des nouvelles technologies. A l’exception de Linkedin, la plupart des big pharma n’ont été présentes sur les réseaux sociaux que par le fait des particuliers qui se sont emparés de leurs noms. Ce n’est que depuis quelques mois que les firmes pharmaceutiques ont pris conscience que les média sociaux leur permettaient de produire rapidement une communication efficace et impactante sur certaines de leurs activités. Pour ce faire cela nécessite une réelle réflexion en amont et l’acceptation par les industriels que plusieurs de leurs services puissent agir en tant que producteurs de contenus », a expliqué Pierre-Yves Arnoux de l’agence Substance Active.

Les participants au CLUB BIOTECH® ont relevé les limitations des réseaux sociaux quant à la promotion des produits de prescription du fait de la stricte réglementation imposée aux laboratoires. « Les réseaux sociaux sortent du cadre de la communication classique. Ils permettent de produire de l’information et non de la publicité. En revanche, promouvoir la science, échanger de l’information avec des personnes ciblées, avoir un lien direct avec des leaders d’opinion et des associations de patients sont possibles à travers des canaux comme Twitter. A l’inverse, ne pas occuper ce terrain peut-être dramatique pour certains industriels. Avec 50 millions d’échanges quotidiens sur Twitter, les risques réputationnels sont nombreux », a ajouté David Réguer, de Substance Active.

De nouveaux profils : les « Community Managers ». Dans ce contexte de communication digitale, de nouvelles fonctions et métiers sont à inventer dans l’industrie. « Bien entendu, tout salarié travaillant dans l’industrie n’est pas forcément habilité et légitime pour produire de l’information sur ces réseaux. Mais de nombreux cadres des départements R&D et marketing peuvent avoir un rôle à jouer. En coordination avec la stratégie de communication globale des sociétés, ces personnes ont vocation à animer différentes communautés réunies sur des intérêts partagés. Outre-Atlantique, de nombreux laboratoires pharmaceutiques et petites sociétés de biotechnologies ont ainsi ouvert des postes de « Community Managers ». Cette tendance devrait très prochainement trouver un relai en Europe », a conclu Priscilla Motte-Lecoeur.

Ceci est un communiqué de presse de RSA Executive Search