Un nouveau traitement sera-t-il bientôt disponible en France ?

Le 15 avril 2025, le traitement innovant Lecanemab, commercialisé sous le nom de Leqembi, a obtenu son autorisation en Europe. Ce médicament est particulièrement attendu car il cible l’une des causes biologiques majeures de la maladie d’Alzheimer : les plaques amyloïdes qui s’accumulent dans le cerveau et perturbent la communication entre les neurones.

Un nouveau traitement sera-t-il bientôt disponible en France ?

  • Leqembi obtient son autorisation en Europe
  • Leqembi ralentit le déclin cognitif chez les patients
  • Leqembi nécessite des critères stricts d'éligibilité
  • Leqembi comporte des risques tels que les ARIA

A l’origine approuvé aux États-Unis et dans plusieurs autres pays, Leqembi représente une avancée significative pour des milliers de personnes souffrant de troubles cognitifs légers ou aux premiers stades de cette maladie. En effet, selon les essais cliniques, ce traitement a permis de ralentir le déclin cognitif chez ces patients de 27% sur 18 mois par rapport à ceux recevant un placebo. Cela signifie qu’il pourrait contribuer à maintenir leur mémoire et leur autonomie plus longtemps.

Les critères d’éligibilité au traitement Leqembi

Il convient toutefois d’être prudent concernant l’usage du Leqembi. Son administration est strictement encadrée :

  • Les patients doivent être porteurs d’une seule copie ou aucune du gène ApoE4, un facteur génétique associé à un risque accru pour Alzheimer
  • Seules les personnes présentant des dépôts amyloïdes détectés via imagerie cérébrale peuvent bénéficier du traitement

Cependant, ceux possédant deux copies du gène ApoE4 sont exclus en raison d’un risque accru d’effets secondaires indésirables.

Risques associés au traitement avec Leqembi

Tout traitement médical comporte des risques potentiels. Dans le cas du Lecanemab, on note principalement des effets secondaires appelés ARIA (amyloid-related imaging abnormalities), qui se traduisent par des hémorragies ou œdèmes cérébraux visibles lors d’exams par IRM. Bien que la majorité de ces effets soient bénins, une surveillance régulière via imagerie cérébrale est nécessaire tout au long du parcours thérapeutique.

Disponibilité et perspectives futures en France

Aujourd’hui, bien que l’autorisation européenne ait été obtenue, il reste encore une étape cruciale avant que Leqembi soit disponible en France : l’obtention d’une autorisation d’accès précoce auprès de la Haute Autorité de Santé (HAS). Des démarches sont déjà entreprises avec le soutien actif de la Fondation Vaincre Alzheimer.

Un pas vers des thérapies personnalisées sans solution miracle

Il est essentiel de préciser que même si Leqembi constitue une avancée importante dans la lutte contre Alzheimer, il ne guérit pas cette maladie complexe ni n’en arrête totalement l’évolution. Ce médicament permet simplement un ralentissement en agissant sur une cause spécifique. Les recherches continuent afin d’élargir les horizons thérapeutiques avec notamment des approches comme la stimulation cognitive et un mode de vie adapté.

À SAVOIR

Le traitement par Leqembi® nécessite des perfusions intraveineuses toutes les deux semaines avec suivi médical régulier souvent effectué en milieu hospitalier ou spécialisé. Des formulations simplifiées telles qu’une injection sous-cutanée sont actuellement envisagées pour faciliter son utilisation quotidienne par les patients.

#CBD#traitement