Fédération des prestataires de santé à domicile (Fedepsad) s’est réjouie de la reprise des discussions avec les autorités après une rencontre le 15 avril. Cette réunion, prévue depuis longtemps, a regroupé des représentants du ministère de la Santé et de l’Autonomie. Louis Champion, président de la fédération, a précisé : « L’enjeu est de redémarrer les PSAD et de sortir de cette immobilité administrative ».

- Fedepsad rejoint discussions avec autorités
- Discutions incluent réduction coûts équipements et augmentation tarifs
- OmniPod 5 clamé digne de valorisation tarifaire
- PSAD montrent économies grâce à soins à domicile
Les propositions discutées incluent une réduction des coûts pour les équipements ou une augmentation des tarifs tarifaires tout en voulant mettre un terme à ce qu’ils nomment « la politique du rabot ».
Boucle semi-fermée OmniPod 5 doit être valorisée
Au sujet des priorités discutées, un point crucial est la prise en charge du diabète via le dispositif médical OmniPod 5, qui simule le fonctionnement naturel du pancréas avec un algorithme. La Fedepsad note que près de la moitié des patients utilisant une pompe patch à insuline ont été équipés après sept ans de remboursement.
Plus précisément, plus de 20% des 100 000 patients sous pompe à insuline en France utilisent ce système trois ans après son ajout à la liste des équipements remboursables. Les prestataires demandent une revalorisation tarifaire nécessaire depuis que l’assurance-maladie a pris en charge cet équipement en septembre 2021. Louis Champion affirme que cette diminution tarifaire « met en péril le secteur ».
Malgré une demande préalable au Conseil constitutionnel pour annuler le règlement relatif aux remboursements d’OmniPod, celle-ci n’a pas été acceptée le 11 avril.
Efficacité économique démontrée dans les soins à domicile
Dans les négociations en cours avec les autorités, les PSAD cherchent à prouver leur capacité à réaliser des bénéfices d’économies au sein du système médical français. À travers deux études médico-économiques sur la perfusion à domicile pour antibiothérapie et immunothérapie, ils montrent que « une prise en charge externalisée est systématiquement moins coûteuse qu’une hospitalisation ».
Louis Champion affirme : « Nous permettons une économie de temps médical essentielle ».
L’impact croissant sur l’emploi dans le secteur
Avec environ 33 000 employés actuels prenant soin chaque année de quatre millions de patients, un chiffre qui augmente régulièrement en raison du vieillissement démographique (+7% par an), les PSAD ont connu une augmentation de leur chiffre d’affaires de 9% entre 2019 et 2024 tandis que leurs effectifs ont augmenté modestement (+3,1%). Toutefois, ces prestataires rapportent également avoir subi une baisse cumulée de près de 700 millions d’euros en termes de tarif au cours des dix dernières années ce qui met directement en péril leur capacité à maintenir l’emploi dans ce secteur vital.
La Fedepsad appelle non seulement à une reforme structurelle profonde concernant leur financement mais aussi à l’établissement de régulation économique pluriannuelle garantissant plus de visibilité. Notons : Le dialogue entre les acteurs majeurs du secteur médical est essentiel pour améliorer les conditions économiques et qualitatives dans lesquels opèrent les prestataires de santé à domicile. Une vigilance s’impose face aux changements politiques pouvant impacter ces structures essentielles.
Notez bien qu’il est conseillé aux professionnels concernés ou aux patients potentiellement affectés par ces décisions administratives ou financières de consulter leurs médecins traitants avant toute démarche individuelle.