Et si nous exposions nos enfants à des risques de cancer ?

Le scanner médical est un outil largement utilisé en médecine pour obtenir des images détaillées du corps grâce aux rayons X. En France, environ 10 millions de scans sont réalisés chaque année.

  • scanner utilisé en France
  • risque de cancer augmenté
  • enfants plus sensibles
  • recommandations pour exposer moins

Et si nous exposions nos enfants à des risques de cancer ?

Cependant, ces examens ne sont pas sans conséquences. Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ils pourraient être responsables d’environ 5% des cancers diagnostiqués annuellement dans les pays industrialisés.

Les enfants sont plus sensibles aux rayonnements ionisants

Les organismes en développement des enfants les rendent particulièrement vulnérables aux effets néfastes des rayonnements ionisants. Une étude européenne, l’étude EPI-CT, a analysé plus de 650 000 enfants et a révélé qu’un scanner crânien (avec une dose moyenne de 38 mGy) pourrait entraîner un cas supplémentaire de tumeur cérébrale pour 10 000 enfants dans les cinq à quinze ans suivant l’examen. De plus, une étude taïwanaise indique que ceux ayant subi au moins quatre scanners avant l’âge de 18 ans présentent un risque accru de développer des tumeurs intracrâniennes, ainsi que des leucémies ou lymphomes, surtout s’ils ont été exposés avant six ans.

Quels types de cancers peuvent survenir suite à ces expositions ?

Il existe plusieurs formes de cancers qui peuvent être favorisées par les rayonnements émis lors des scanners médicaux. Bien que le risque individuel soit faible, lorsque ce dernier est accumulé à l’échelle d’une population, il devient une préoccupation majeure en santé publique.

Des recommandations pour limiter les risques liés aux scanners médicaux

  • Limiter les examens non nécessaires : Chaque scanner doit avoir une justification médicale claire, particulièrement chez les jeunes patients.
  • Privilégier des alternatives sans rayonnement : Lorsque c’est possible, opter pour une IRM ou une échographie peut réduire l’exposition.
  • Optimiser les doses utilisées : Les professionnels doivent ajuster la dose d’exposition en fonction de l’âge et du poids du patient.
  • Mieux informer les familles : Les parents doivent être conscients des risques afin d’interroger leur médecin sur la nécessité du scanner et explorer toutes les options possibles.

L’IRSN mène également une surveillance à long terme avec sa cohorte « Enfant Scanner », visant à suivre la santé des jeunes exposés aux rayonnements.

Il est important de ne pas craindre totalement le recours aux scanners médicaux. Ces outils sont souvent essentiels et parfois vitaux dans le diagnostic médical. Toutefois, comme tout acte médical, leur utilisation doit se faire avec discernement, notamment chez les enfants, où le rapport bénéfice/risque doit toujours être soigneusement évalué. L’objectif futur est clair : minimiser l’exposition inutile tout en protégeant nos jeunes patients contre les éventuels effets cancérigènes associés aux examens par imagerie médicale.

À SAVOIR

D’après l’IRSN, un scanner abdominal expose à jusqu’à 500 fois plus de rayons qu’une simple radio pulmonaire (environ 10 mSv contre 0,02 mSv) ; cela souligne encore davantage la nécessité d’éviter autant que possible les examens superflus chez nos enfants et d’envisager systématiquement d’autres options telles que l’IRM ou l’échographie.

N’hésitez jamais à consulter un professionnel si vous avez le moindre doute concernant la nécessité d’un examen médical impliquant un scanner ; évitez également toute forme d’automédication concernant votre santé ou celle de vos proches.

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