Bérénice Charles, âgée de 33 ans, a fondé Bloom Dental, un laboratoire situé au Carlaret en Ariège. Spécialisée dans la fabrication de prothèses dentaires sur mesure, elle utilise des technologies avancées telles que l’impression et la modélisation 3D avec divers matériaux comme le titane, la zircone ou encore la vitrocéramique. Son projet ambitieux a été soutenu par un prêt d’honneur d’Initiative Ariège.

- Bérénice Charles fonde Bloom Dental
- Bérénice Charles investit 170 000 euros
- Bérénice Charles utilise des matériaux comme le titane et la vitrocéramique
- Bérénice Charles s'implante localement tout en s'ouvrant au national
Depuis son enfance, Bérénice nourrit une fascination pour les dents. « C’est typique d’un comportement de future serial killer », plaisante-t-elle en évoquant ses souvenirs d’enfance où elle disséquait des souris mortes et conservait leurs dents dans des petites boîtes. Formée à Paris et Marseille, elle obtient son BTS de prothésiste dentaire avant de réaliser son rêve en janvier 2025.
Un investissement significatif pour donner vie à son projet
Pour concrétiser Bloom Dental, Bérénice Charles a investi 170 000 euros, contractant trois prêts bancaires dont deux avec Initiative Ariège. Elle explique : « Trouver un établissement prêt à financer mon projet a été compliqué, peut-être parce que j’étais une femme seule dans un domaine encore méconnu… » Sa détermination lui permet aujourd’hui de se démarquer dans un secteur en pleine évolution.
Une technologie rare au service de l’artisanat dentaire
Bérénice est l’une des rares prothésistes en Ariège à utiliser une usineuse capable de travailler différents matériaux tels que le titane et la vitrocéramique. Cette avancée technologique représente un tournant important pour le métier : « Passer du manuel au numérique représente un vrai cap », souligne-t-elle. Aujourd’hui, grâce à cette usineuse, elle peut réaliser toutes les étapes sans sous-traitance : conception avec logiciel 3D, taille via l’usineuse puis finition manuelle.
Elle décrit le processus méticuleux qu’elle suit : « Je reçois le bon de commande du dentiste, je conçois la prothèse avec mon logiciel 3D. Ensuite je l’envoie à l’usineuse qui taille la dent avant que je ne procède aux finitions ». Ce travail minutieux garantit non seulement la qualité mais aussi une traçabilité des matériaux utilisés.
S’implanter localement tout en s’ouvrant au national
Bérénice s’efforce également de faire connaître ses services auprès des dentistes tant en Ariège qu’à travers toute la France. Elle constate une tendance croissante parmi les prothésistes locaux vers les technologies numériques mais note que ces équipements demeurent rares. « En Ariège, les prothésistes s’intéressent de plus en plus au numérique », indique-t-elle. Son objectif est clair : allier savoir-faire artisanal traditionnel et innovations technologiques afin d’offrir des solutions personnalisées aux patients.
À retenir : L’avenir du secteur dentaire passe par l’innovation
L’histoire inspirante de Bérénice Charles illustre comment passion et innovation peuvent mener à la création d’entreprises florissantes même dans des secteurs traditionnels comme celui du dental art. Pour ceux souhaitant entreprendre dans ce domaine ou bénéficier des dernières technologies disponibles pour leurs soins dentaires, il est essentiel de rester informé sur ces évolutions. Si vous êtes intéressé par ces nouvelles pratiques ou si vous avez besoin d’une prothèse sur mesure, n’hésitez pas à contacter votre dentiste habituel pour explorer vos options.
Avis médical : Il est conseillé de consulter régulièrement votre dentiste pour tous problèmes bucco-dentaires afin d’éviter toute complication liée aux soins non traités et éviter l’automédication.