Le CHU de Besançon reconnaît ses erreurs après le décès d’un patient suite à un appel au SAMU

Met en lumière les failles potentielles dans la prise en charge d’urgences médicales.

  • Le CHU de Besançon reconnaît ses erreurs
  • Les opérateurs du SAMU jugeaient l'urgence de la situation
  • L'enquête attribue 70% de responsabilité au CHU
  • Le CHU s'engage à indemniser la famille

Le CHU de Besançon reconnaît ses erreurs après le décès d’un patient suite à un appel au SAMU

Les échanges alarmants entre Anthony Queffelec et le Samu

Au bout du fil, une médecin régulatrice du CHU de Besançon a pris l’appel. Selon la retranscription publiée, l’opératrice semblait agacée et n’a pas semblé mesurer immédiatement l’urgence de la situation. Bien qu’une ambulance ait été finalement envoyée chez le patient, les ambulanciers ont exprimé leur confusion face à son état. Un ambulancier a déclaré : « Il faudrait une équipe médicale, je comprends pas ce qui se passe (…) On est un peu perdus (…) Il a les mains super froides. » Malheureusement, malgré l’arrivée d’une équipe d’urgentistes du Smur sur place, ils n’ont pas pu réanimer Anthony Queffelec qui était déjà en arrêt respiratoire.

Des comparaisons troublantes avec d’autres cas similaires

Ce tragique événement rappelle fortement la mort de Naomi Musenga, dont le décès avait également été attribué à une mauvaise évaluation des symptômes par les opérateurs du Samu. Cela soulève des questions sur les procédures actuelles dans ce type d’appel. Toutefois, un responsable de la communication du CHU affirme que dans le cas de M. Queffelec « La première hypothèse posée par le médecin régulateur urgentiste a conduit à déclencher une ambulance ».

L’expertise indépendante confirme des manquements graves

Une enquête menée par la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux a évalué les responsabilités liées au décès d’Anthony Queffelec. Il en ressort que l’hôpital est responsable à hauteur de 70% pour les dommages subis par sa famille, tandis que la société d’ambulances porte une responsabilité estimée à 10%. Cette enquête souligne ainsi certaines lacunes dans la chaîne décisionnelle lors de cet incident.

La réponse du CHU et indemnisation pour la famille

En réponse aux conclusions établies par cette expertise indépendante, le CHU a reconnu sa part de responsabilité et s’est engagé à trouver un accord afin d’indemniser équitablement la compagne et les enfants de M. Queffelec via son assureur. Le communiqué indique qu’une suite favorable aux demandes formulées par leur avocate a eu lieu le 10 avril.

À retenir

La gestion rapide et efficace des urgences médicales est cruciale pour sauver des vies. En cas de symptômes inquiétants tels que douleurs thoraciques ou difficultés respiratoires, il est essentiel d’appeler immédiatement les secours sans attendre ni minimiser ses symptômes.

Bon à savoir

Ne jamais hésiter à insister sur vos symptômes si vous sentez que votre situation nécessite plus d’attention ; cela peut être décisif pour recevoir rapidement l’aide appropriée. Consultez toujours un professionnel en cas de doute concernant votre santé ou celle d’un proche et évitez toute forme d’automédication sans avis médical.

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