En Arabie Saoudite, l’art de distiller le parfum de la célèbre ville des roses fascine les amateurs

Dans les montagnes de l’ouest de l’Arabie saoudite, la ville de Taëf, surnommée « la cité des roses », est célèbre pour sa production impressionnante de roses. Avec environ 300 millions de fleurs cultivées chaque année, cet art traditionnel est perpétué par des passionnés comme Khalafallah al-Talhi, qui consacre sa vie à cette noble tâche.

En Arabie Saoudite, l’art de distiller le parfum de la célèbre ville des roses fascine les amateurs

  • La ville de Taëf cultive des roses
  • Khalafallah al-Talhi aime les roses
  • Les pétales de roses sont distillés pour extraire leur parfum
  • La culture des roses est menacée par le changement climatique

Khalafallah al-Talhi et son amour pour les roses

À 80 ans, M. Talhi déclare : « J’aime les roses plus que mes propres enfants. » Dans sa ferme florale parmi les 800 présentes dans la région, il cultive entre cinq et six millions de fleurs par saison. Chaque printemps, la campagne se couvre d’un magnifique tapis rose où des dizaines de travailleurs s’affairent à cueillir ces précieuses fleurs du lever au coucher du soleil.

Le processus complexe d’extraction du parfum

Une fois récoltées, les pétales sont soigneusement traités. Ils sont trempés et bouillis dans de grandes cuves pendant plusieurs heures avant que le parfum ne soit extrait via un procédé complexe de distillation à la vapeur. Ce travail minutieux donne naissance à une huile essentielle très prisée non seulement localement mais aussi sur le marché international.

L’importance économique et culturelle des roses de Taëf

L’eau de rose produite ici a même une utilisation sacrée : elle sert à laver les murs de la Kaaba à La Mecque. M. Talhi souligne que bien que beaucoup ne jurent que par ce parfum en Arabie saoudite, « la quantité de roses produites est limitée » et peu sont exportées en raison d’une demande locale forte. En 2023, l’Arabie saoudite a exporté seulement 141 millions de dollars en produits liés aux parfums.

Les conséquences du changement climatique sur la production florale

Cependant, cette tradition ancestrale fait face à un défi majeur : le changement climatique. Les conditions météorologiques deviennent imprévisibles ; M. Talhi explique qu’il y a eu « extrêmement froid » lors des deux dernières saisons et certains agriculteurs n’ont pas pu récolter une seule fleur. Selon un rapport publié par l’Atlantic Council, le changement climatique pourrait réduire considérablement les rendements agricoles dans toute l’Arabie saoudite. Il est essentiel pour tous ceux qui souhaitent soutenir cette industrie fragile d’adopter quelques gestes simples : – Privilégier l’achat local pour encourager les producteurs. – Se renseigner sur l’origine des produits cosmétiques contenant des extraits naturels. – Être conscient des impacts environnementaux associés aux changements climatiques.

Si vous êtes passionné par ces questions ou souhaitez davantage explorer ce sujet fascinant, n’hésitez pas à consulter un professionnel ou participer aux initiatives locales visant à protéger cette précieuse ressource naturelle.

A retenir : La culture des roses à Taëf représente non seulement un patrimoine culturel riche mais également une source vitale d’économie locale menacée par le climat changeant. Il est essentiel d’agir ensemble pour préserver ce trésor floral unique avant qu’il ne disparaisse définitivement sous l’effet du réchauffement climatique.

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