Le professeur Charlotte Vaysse, décorée de la Légion d’honneur, considère la chirurgie mixte

L’essentiel : Le Pr Charlotte Vaysse, chirurgien cancérologue au CHU de Toulouse, a reçu la légion d’honneur lors d’une cérémonie dédiée aux femmes chirurgiens. Cette distinction lui a été remise par le Pr Carole Mathelin, première femme présidente de l’Académie nationale de chirurgie, soulignant l’importance croissante des femmes dans ce domaine.

  • Le Pr Charlotte Vaysse reçoit la Légion d'honneur
  • Le Pr Carole Mathelin remet l'insigne au Pr Vaysse
  • Le Pr Vaysse évoque des figures féminines influentes à Toulouse
  • Le Pr Vaysse cible le plafond de verre dans la chirurgie

Le professeur Charlotte Vaysse, décorée de la Légion d’honneur, considère la chirurgie mixte

Le Professeur Charlotte Vaysse reçoit la légion d’honneur à Toulouse

Le Professeur Charlotte Vaysse, âgée de 45 ans et praticienne hospitalière en chirurgie cancérologique à l’Oncopole de Toulouse, a été décorée de la Légion d’honneur. La cérémonie s’est tenue à l’Hôtel-Dieu et a mis en avant les contributions des femmes dans le domaine chirurgical. Elle a choisi cet événement pour rendre hommage aux femmes qui ont ouvert la voie dans cette profession.

Une remise symbolique par une pionnière du secteur médical

Lors de cette cérémonie, le Pr Carole Mathelin, première femme présidente de l’Académie nationale de chirurgie, lui a remis son insigne. Le Professeur Vaysse est membre élue depuis deux ans de cette institution prestigieuse fondée au 18e siècle. En 2021, elle a également été la première femme nommée comme PU-PH en chirurgie cancérologique. Depuis sa nomination, seule une autre femme, le Pr Alejandra Martinez, spécialiste des cancers pelviens et collègue au sein de l’Oncopole toulousain, l’a rejointe.

Des figures féminines inspirantes dans la médecine à Toulouse

Au cours de son discours, le Pr Charlotte Vaysse a évoqué trois autres figures féminines influentes à Toulouse : Odile Rauzy, présidente de l’Université Toulouse 3 ; Fati Nourhashemi, présidente de la Commission médicale d’établissement (CME) du CHU ; et Alessandra Bura-Rivière, présidente de la commission égalité au CHU. Ces professionnelles sont perçues comme des modèles pour les jeunes générations souhaitant changer leur regard sur leurs carrières.

Célébrer un métier non genré tout en reconnaissant les défis persistants

Le Pr Vaysse souhaite rappeler que « la chirurgie gynécologique à Toulouse est coordonnée par trois femmes hospitalo-universitaires », ce qui reste une rareté en France. Elle insiste sur le fait qu’être « chirurgien » devrait être un terme neutre et non genré : « Je n’aime pas dire chirurgienne… c’est un métier et ce n’est pas genré ». Malgré une présence grandissante des femmes dans ce secteur, elles demeurent sous-représentées dans les postes décisionnels dus à un « plafond de verre » persistant. Les patientes jouent un rôle essentiel dans ces avancées : « Nos patientes le savent… sans elles tous ces challenges ne seraient pas possibles », conclut-elle avec fierté.