Après une séance de sport, l’eau reste indispensable, mais la façon de boire compte autant que la quantité. Il est plutôt conseillé de remplacer progressivement les liquides perdus, à petites gorgées, plutôt qu’en une seule fois. Selon la durée et les conditions de l’effort, l’eau seule peut suffire, ou un apport en sel peut devenir utile.
Pendant un exercice, le corps perd surtout de l’eau par la transpiration. Plus l’effort est long, intense ou pratiqué par temps chaud, plus ces pertes peuvent être importantes. Or l’eau joue un rôle essentiel dans la régulation de la température corporelle, la circulation sanguine et le fonctionnement des muscles.
Une fois l’effort terminé, l’objectif est donc de remplacer progressivement les liquides perdus. Avaler rapidement une grande quantité peut donner une sensation de ventre plein, provoquer des ballonnements ou simplement être inconfortable, notamment juste après une activité intense. C’est pourquoi il est plutôt conseillé de boire à petites gorgées, idéalement en plusieurs prises rapprochées.
Eau, petites gorgées… et parfois des électrolytes
Pour une séance classique de moins d’une heure, réalisée dans des conditions normales, l’eau suffit généralement. Les besoins restent toutefois très variables selon la température, l’intensité de l’effort et la quantité de sueur produite. L’American College of Sports Medicine (ACSM) rappelle que la plupart des personnes qui font de l’exercice moins de 60 à 90 minutes dans des conditions normales n’ont pas besoin de boissons spécifiquement enrichies en électrolytes.
Après un effort long, intense ou réalisé dans la chaleur, la situation change. La transpiration entraîne aussi une perte de sodium. Une boisson contenant des électrolytes, ou simplement un repas normalement salé accompagné d’eau, peut alors contribuer à restaurer l’équilibre hydrique.
Il ne sert en revanche à rien de se forcer à boire énormément. Une consommation excessive d’eau sur une courte période peut diluer le sodium dans le sang et, dans des situations extrêmes, provoquer une hyponatrémie potentiellement grave. Le but n’est donc pas de boire le plus possible, mais de boire suffisamment.

