Après plusieurs semaines de sécheresse, le retour de la pluie a permis aux cèpes de pousser en Dordogne. À Saint-Saud, 495 kilos de champignons ont été proposés à la vente sous la halle du village.
- Les cèpes ont repris après la sécheresse grâce aux pluies en Dordogne.
- 495 kilos de champignons ont été vendus sous la halle du village.
- La qualité des cèpes est contrôlée et certifiée.
- Le marché débute à 16 heures, avec un prix initial de 21 euros le kilo.
La sécheresse avait longtemps bloqué la poussée des cèpes. Avec les pluies, ils sont sortis comme par enchantement, et pour les propriétaires forestiers de Dordogne, c’est le début de la saison des cèpes.
Annick Marcelly, productrice de cèpes du Périgord à Saint-Saud, décrit ce retour avec enthousiasme : « Comme il y en a, ils vont ramasser leurs poireaux dans leur jardin. Nous, on va ramasser nos cèpes dans nos bois. On rentre dans le bois, on ne sait pas ce qu’on va trouver. C’est toujours un plaisir de les ramasser. Là, vraiment, ils sont super beaux. »
Les bolets sont vendus le jour même de la cueillette, sous la halle du village de Saint-Saud. Au total, 495 kilos sont proposés à la vente, avec de très gros spécimens, et chaque caisse a été soigneusement pesée. Notre productrice n’était pas seule à avoir fait une bonne cueillette ce jour-là.
La qualité Cèpe du Périgord est certifiée. Claude Maurange, de l’Association « Cèpe du Périgord », précise : « C’est tout contrôlé à l’entrée. S’il y a des champignons qui sont un peu moindres, ils sont écartés ou autrement ils seront mis en troisième catégorie. »
Un marché attendu par les amateurs de cèpes
À 16 heures, la cloche sonne le début du marché. Marcelle Feydi, sonneuse du marché, raconte : « C’est toujours moi depuis 14 ans. Sans la cloche, pas de marché. »
Au départ, le prix s’établit à 21 euros le kilo. Une cliente rencontrée ce jour-là le juge raisonnable : « On va dire abordable. Je m’attendais à pire. On entend partout dire qu’il n’y a pas de champignons. Alors j’ai dit on va les payer beaucoup plus cher. »
Annick Marcelly vend rapidement ses plus beaux champignons. Une autre cliente confie : « On les consomme avec parcimonie. On va se faire une petite omelette demain, sûrement. »
En fin de marché, les prix ont tendance à baisser. Les restaurateurs et les fabricants de conserves en profitent alors pour acheter de grandes quantités.

