Maladie : bouger davantage pourrait en ralentir l’évolution

Bouger davantage pourrait être associé à une évolution plus lente des symptômes moteurs chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. C’est ce que suggère une étude observationnelle publiée dans la revue Neurology, qui ne permet cependant pas d’établir un lien direct de cause à effet.

  • Une activité physique régulière pourrait ralentir l'évolution des symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.
  • Les personnes pratiquant plus de huit heures d'exercice par semaine présentent une progression plus lente.
  • L'étude montre une association mais ne prouve pas un lien direct de cause à effet.
  • Il est important de consulter un professionnel avant d'augmenter ou modifier son activité physique.

Maladie : bouger davantage pourrait en ralentir l’évolution

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative qui touche avant tout les fonctions motrices. Selon l’Inserm, 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Les principaux symptômes sont les tremblements, la lenteur des mouvements et la raideur musculaire. D’autres troubles, comme un état dépressif, une fatigue ou des troubles digestifs, peuvent aussi être associés.

L’intérêt de l’activité physique

L’étude a porté sur près de 300 patients, suivis pendant 7 ans. Des chercheurs de l’Université de Cincinnati (Etats-Unis) et de l’Université catholique de Corée ont comparé plusieurs niveaux d’activité physique chez des personnes présentant une maladie de Parkinson légère à modérée, âgées en moyenne de 66 ans. Chacune a indiqué le temps consacré chaque semaine à ses loisirs, à ses tâches domestiques ou à des exercices physiques.

L’activité modérée regroupait la marche rapide, le tennis en double, la natation légère, ainsi que des tâches ménagères comme laver les vitres, passer l’aspirateur ou tondre la pelouse. L’activité intense incluait le jogging, le cyclisme rapide, les sports collectifs, le tennis en simple ou le port de charges lourdes.

Plus de huit heures par semaine

Les participants ont été répartis en trois groupes : moins de quatre heures d’activité physique par semaine, entre quatre et huit heures, et plus de huit heures. Chacun a ensuite passé des tests annuels destinés à mesurer les capacités cognitives et à évaluer les symptômes de la maladie.

Les chercheurs ont constaté que les personnes les plus actives, celles qui pratiquaient plus de huit heures par semaine, présentaient une évolution plus lente des symptômes moteurs, tels que la lenteur des mouvements, les tremblements ou la rigidité.

Pour les auteurs, « les bienfaits potentiels de l’activité physique pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson pourraient dépendre de la durée de leur activité et de leur régularité dans le temps ». L’enjeu ne serait donc pas seulement de faire davantage d’exercice ponctuellement, mais de maintenir une activité adaptée sur la durée.

Les résultats ne permettent toutefois pas d’affirmer que l’exercice ralentit directement la progression de la maladie. L’étude est avant tout observationnelle : elle met en évidence une association, et non un lien direct de cause à effet. Toute reprise ou modification d’activité doit par ailleurs être discutée au préalable avec le médecin ou le kinésithérapeute, afin de tenir compte des capacités de chacun.