Les facs infiltrées par les médecines alternatives : découvrez la liste des diplômes pseudoscientifiques

Quand les médecines alternatives infiltrent les universités : une analyse des formations controversées

Les facs infiltrées par les médecines alternatives : découvrez la liste des diplômes pseudoscientifiques

Les pratiques de médecines alternatives sont au centre d’un débat croissant dans le milieu universitaire. De nombreuses universités françaises proposent désormais des diplômes universitaires (D.U.) basés sur des concepts thérapeutiques non éprouvés scientifiquement, suscitant l’inquiétude des autorités et du public.

Les médecines alternatives s’invitent dans les facultés de sciences

Dans différentes universités, notamment à Lyon 1, Clermont-Ferrand et Dijon, on observe une prolifération de formations qui intègrent des pratiques telles que le «Body-Mind Centering®» ou la «danse cosmique». Ces disciplines se prétendent thérapeutiques sans avoir démontré leur efficacité scientifique. Selon Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, un comité spécial a été mis en place pour recenser ces D.U. et évaluer leur fondement scientifique.

Des pratiques ésotériques aux conséquences financières significatives

Les D.U. proposant des méthodes comme l’aromathérapie ou la fasciathérapie peuvent rapporter jusqu’à deux millions d’euros par an aux établissements universitaires. Cependant, ils posent aussi la question du respect de la déontologie médicale puisqu’ils permettent à certains professionnels d’afficher des certificats sans validation scientifique claire.

L’évaluation et la régulation en question

Un comité présidé par le pédiatre Pierre Cochat devrait commencer ses travaux en septembre pour évaluer ces formations. Les enjeux sont complexes car il s’agit d’équilibrer liberté académique et rigueur scientifique. Coralie Chevallier du Hcéres a souligné que l’intervention doit respecter cette liberté tout en garantissant la qualité pédagogique.

L’appel à un encadrement plus strict

Le Conseil national de l’Ordre des médecins recommande un encadrement rigoureux pour éviter que ces formations ne soient associées à des soins non validés scientifiquement. Des actions ont déjà été entreprises pour exclure certaines pratiques controversées mais elles se heurtent souvent à la défense de la liberté académique par les tribunaux.

La nécessité d’une formation sur les risques associés aux médecines alternatives

Vincent Lisowski, président de la conférence des doyens en pharmacie, propose une approche axée sur l’information sur les risques plutôt qu’une suppression totale de ces enseignements : « Il va falloir trouver un moyen de continuer à se former sur les risques et diffuser les bonnes pratiques ».

À retenir :

– Les diplômes universitaires liés aux médecines alternatives suscitent le débat quant à leur légitimité scientifique.
– Un comité évaluera dès septembre 2023 ces formations afin d’assurer qu’elles reposent sur une recherche valide.
– La communauté universitaire est appelée à équilibrer innovation pédagogique et preuves scientifiques solides.
– En cas de doute concernant une pratique thérapeutique alternative, il est conseillé de consulter un professionnel qualifié avant toute décision médicale.