Avec l’âge, les mécanismes de régulation de la chaleur du corps deviennent moins efficaces, et les personnes âgées sont davantage exposées à l’hypothermie. Parfois, elles ne ressentent pas immédiatement qu’elles ont froid. Plusieurs explications permettent de comprendre ce phénomène.
La température corporelle est normalement maintenue autour de 37°C grâce à un système de régulation très précis. Lorsque la température extérieure baisse, le corps réagit automatiquement : les vaisseaux sanguins de la peau se contractent pour limiter les pertes de chaleur, et les muscles peuvent se mettre à « frissonner » afin de produire de la chaleur.
Moins de muscle, moins de chaleur produite
L’une des principales explications se trouve dans la composition du corps. Avec l’âge, la masse musculaire a tendance à diminuer, particulièrement en l’absence d’activité physique régulière. Or les muscles jouent un rôle important dans la production de chaleur.
Lorsque nous avons froid, les frissons, qui produisent de rapides et involontaires contractions musculaires, génèrent de la chaleur. Une diminution de la masse musculaire peut donc réduire les capacités de l’organisme à produire cette chaleur.
C’est pourquoi l’activité physique, et notamment les exercices de renforcement musculaire adaptés, contribue à limiter la perte progressive de masse musculaire, appelée sarcopénie.
Une peau plus fine et moins de « réserves »
Autre explication : le vieillissement modifie la peau, qui devient plus fine, et la circulation sanguine périphérique peut être moins efficace. La graisse sous-cutanée, qui constitue une sorte d’isolant thermique naturel, peut également diminuer chez certaines personnes.
Résultat, la chaleur produite à l’intérieur du corps peut être plus facilement perdue vers l’extérieur. Les extrémités, comme les doigts et les orteils, sont particulièrement sensibles à ce phénomène.
À noter : une hypothyroïdie, une anémie ou certains problèmes circulatoires peuvent rendre une personne particulièrement frileuse. En cas d’augmentation inhabituelle ou brutale de la sensibilité au froid, il convient deparler avec son médecin, en particulier si elle s’accompagne d’une fatigue importante, d’une perte de poids, d’essoufflements, etc.

