Docteurs juniors : près de 3 000 arrivent lundi pour un an de stage, que des internes jugent « comme on l’a toujours fait »

Près de 3 000 « docteurs juniors » arrivent à partir de ce lundi dans les cabinets, maisons et centres de santé pour un stage d’un an. Ce dispositif doit compléter leur formation et les encourager à s’installer dans les déserts médicaux. Mais une organisation représentant les internes juge que cette nouvelle année n’apporte « pas beaucoup de plus-value ».

Docteurs juniors : près de 3 000 arrivent lundi pour un an de stage, que des internes jugent « comme on l’a toujours fait »

Lundi 2 novembre sur franceinfo, Arthur Garcia, premier vice-président de l’ISNAR-IMG (l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale), dénonce un principe qui n’est, selon lui, qu’une « nouvelle année à faire des stages, comme on l’a toujours fait ». Le dispositif s’inscrit donc dans un cursus déjà long, puisqu’il intervient après neuf ans d’études.

« Beaucoup de choses faites à la va-vite »

Pour le représentant syndical, cette année devait pourtant répondre à un objectif précis. « Cette année avait pour objectif d’être professionnalisante pour les internes de médecine générale, pour nous permettre de peaufiner les quelques petites choses qui nous manquaient à la fin de ces neuf ans d’études », souligne-t-il. Il estime cependant que la mise en place s’est faite dans la précipitation : « beaucoup de choses aient été faites à la va-vite, sans respecter le souhait des internes et des docteurs juniors ».

Arthur Garcia reconnaît toutefois une avancée. Il salue ainsi une « réponse à l’accès aux soins », tout en jugeant que le dispositif doit être amélioré pour « faire en sorte qu’on soit formé pendant cette année ».