Le ronflement peut atteindre 100 décibels, soit l’équivalent d’un camion qui passerait dans la chambre. Pendant le sommeil, les muscles de la gorge se relâchent et gênent le passage de l’air, mais plusieurs gestes d’hygiène de vie peuvent aider à le réduire.
Pourquoi ronfle-t-on ? Pendant le sommeil, les muscles de la gorge se relâchent. L’arrière-gorge, le voile du palais, la luette et la langue prennent alors davantage de place et obstruent les voies respiratoires. Lors de l’inspiration, l’air a plus de mal à passer et fait vibrer le pharynx, ce qui produit le bruit caractéristique du ronflement.
Ce phénomène peut être favorisé par dormir sur le dos, une prise de poids, un nez encombré, la consommation d’alcool ou de tabac, ou certaines particularités anatomiques, comme une déviation de la cloison nasale. Les amygdales, des végétations volumineuses ou les allergies peuvent également y participer.
Comment lutter contre le ronflement ?
La meilleure façon de limiter ces bruits est de agir sur les facteurs favorisants. Dormir sur le côté plutôt que sur le dos, ou surélever légèrement la tête du lit, aide à maintenir les voies aériennes ouvertes. Maintenir un poids de santé est aussi recommandé : pendant le sommeil, les tissus adipeux du cou peuvent comprimer la gorge et obstruer les voies respiratoires lorsque les muscles se relâchent.
Il est par ailleurs conseillé d’éviter l’alcool le soir, car il relâche les muscles des voies aériennes et peut aggraver le ronflement. Arrêter de fumer peut diminuer la congestion nasale, tandis que traiter un nez bouché ou des allergies peut également aider.
Les bandelettes nasales, ces bandelettes adhésives placées sur l’arête du nez, permettent d’ouvrir les narines et d’améliorer la circulation de l’air. Si ces conseils d’hygiène ne suffisent pas, il est recommandé d’en parler à son médecin, car il existe des traitements éprouvés. Ils peuvent passer par la correction d’une déviation de cloison nasale, par l’ablation des végétations ou des amygdales, plus particulièrement chez l’enfant lorsque les symptômes d’obstruction sont importants.
Autre option, le port de gouttières, appelées aussi orthèses d’avancée mandibulaire. Ces sortes de protège-dents, placées dans la bouche, agissent en avançant la mandibule, c’est-à-dire la mâchoire inférieure.
Un signal à ne pas ignorer
Le ronflement peut parfois être associé à un syndrome d’apnées obstructives du sommeil : la respiration s’interrompt brièvement et de façon répétée pendant la nuit. La personne concernée peut alors se réveiller fatiguée, malgré une nuit apparemment complète, et souffrir de somnolence dans la journée.
Non prise en charge, l’apnée du sommeil peut favoriser plusieurs problèmes de santé, notamment une hypertension artérielle, un diabète, des accidents vasculaires cérébraux ou des maladies cardiaques. C’est pourquoi un ronflement important, chronique ou accompagné de fatigue doit conduire à consulter un médecin. Un appareil à pression positive continue pourra être prescrit : porté la nuit, il envoie de l’air sous pression pour maintenir les voies aériennes ouvertes.

