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L’intégration des médecins à diplôme étranger hors Union européenne : un défi crucial

L’hôpital de Châteaugontier, en Mayenne, témoigne de l’importance et du défi que représente l’intégration des praticiens à diplôme étranger hors Union européenne (Padhue). En novembre 2022, le docteur Felipe Horta, anesthésiste-réanimateur brésilien, a rejoint cette institution avec sa famille. Pour favoriser son intégration, une soirée d’accueil a été organisée par l’établissement. Cette initiative vise non seulement à créer du lien social au sein de la communauté hospitalière mais aussi à fidéliser ces médecins indispensables au bon fonctionnement des services.

Les Padhue : un pilier essentiel pour le fonctionnement des hôpitaux

À Châteaugontier, les Padhue représentent près de la moitié du personnel médical. Le directeur Éric Alban-Giroux souligne leur rôle crucial : « Sans l’apport de ces praticiens à diplôme étranger hors Union européenne, cet établissement serait fermé sur énormément de ses activités. On était là dans une question absolue de survie ». Leur présence est donc vitale pour maintenir ouvert un large éventail d’activités hospitalières.

Sacrifices personnels et défis professionnels

Le parcours d’intégration n’est pas sans embûches. Lotfi Khelfat, chirurgien urologue arrivé d’Algérie en 2016, partage son expérience : « Vous êtes une pièce nouvelle qui est introduite dans un système. Soit vous faites en sorte de bien vous limer pour être dans le système, sinon le système vous éjecte ». Après dix ans d’efforts et de sacrifices personnels – dont le temps passé loin de sa famille –, il est devenu président de la commission médicale du centre hospitalier du Haut-Anjou.

Felipe Horta exprime également un sentiment d’injustice quant à la reconnaissance professionnelle : « Je mériterais d’avoir l’équivalence, mais je ne l’ai pas […] Pour moi c’est juste une question de temps ».

Racisme et harcèlement : une autre réalité difficile

Malheureusement, tous les Padhue ne vivent pas cette intégration positivement. L’avocat Léonard Balme-Leygues mentionne des situations regrettables où certains sont confrontés au racisme et au harcèlement. Dans ces cas-là, nombre d’entre eux choisissent parfois «de faire le dos rond» jusqu’à ce que leur stage se termine.

À retenir :

– Les Padhue jouent un rôle vital dans le maintien des services hospitaliers.
– L’intégration réussie nécessite travail acharné et sacrifices personnels.
– La reconnaissance professionnelle peut être source de frustration.
– Des épisodes regrettables comme le racisme ou le harcèlement peuvent compliquer ce parcours déjà exigeant.

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