Plus envie d’aller aux toilettes par temps froid ? Ce phénomène a un nom : la diurèse induite par le froid, ou diurèse du froid. Il s’agit d’une réponse physiologique de l’organisme, qui mobilise plusieurs mécanismes.
La diurèse désigne le volume d’urine produit au niveau des reins et excrété dans un temps donné. Selon le dictionnaire de l’Académie nationale de Médecine, elle dépend notamment « des apports hydriques, des pertes d’eau extrarénales et de la capacité des reins à diluer et à concentrer les urines ».
Une réponse au froid
Lorsque les températures chutent, l’organisme s’efforce de maintenir la température corporelle à 37 °C. Il frissonne, ce qui correspond à des contractions de micro-muscles situés sous la peau, mais sa réaction ne s’arrête pas là. Il engage aussi une vasoconstriction, c’est-à-dire une contraction des vaisseaux sanguins.
Pendant cette phase, la circulation sanguine est orientée en priorité vers les organes vitaux, à savoir le cœur, le cerveau, les poumons et les reins, au détriment des organes périphériques. Cela explique pourquoi les mains et les pieds peuvent sembler froids.
Les reins et les hormones
La diurèse est elle-même une conséquence de cette vasoconstriction. Sous son effet, les reins sont incités à travailler davantage et à filtrer plus de liquide pour produire de l’urine, et ce, indépendamment de nos apports hydriques.
Un autre phénomène s’ajoute : le froid tend à inhiber la production de vasopressine, plus connue sous le nom d’hormone antidiurétique. Cette hormone intervient notamment dans l’équilibre hydrique de l’organisme. Moins elle est sollicitée, plus l’envie d’uriner augmente.

