L’ostéoporose est une maladie silencieuse et indolore, rappelle le Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses (GRIO). Plusieurs idées reçues entourent cette affection, qui peut pourtant être dépistée et traitée.
Une maladie silencieuse, mais pas toujours sans signe
Selon le GRIO, « l’ostéoporose elle-même est silencieuse et indolore ». Elle ne provoque pas de douleur tant qu’elle n’a pas entraîné de fracture. Une fracture peut elle-même passer inaperçue, certaines fractures vertébrales ne faisant pas mal.
C’est pourquoi une perte de taille de plus de 3 cm par rapport à la taille à 50 ans peut être un signe d’alerte et justifier d’en parler à son médecin.
Un risque qui ne concerne pas seulement les plus âgés
L’âge reste un facteur de risque important, mais la maladie peut apparaître plus tôt, notamment en cas de manque d’activité physique, d’apports insuffisants en calcium ou de prédisposition familiale. Selon le GRIO, « parmi les femmes âgées de 50 à 59 ans, 15 % sont déjà atteintes d’ostéoporose ».
Une fracture peut révéler la maladie, mais elle n’est pas nécessaire pour la dépister. Le GRIO cite plusieurs facteurs de risque bien connus : « ménopause avant 40 ans, maigreur, prise de médicaments nocifs pour le squelette (corticothérapie prolongée, par exemple), fracture du col du fémur chez l’un des parents… ».
Dans ce cas, le médecin peut prescrire une ostéodensitométrie. Cet examen mesure la densité minérale osseuse et aide à évaluer le risque de fracture. Il permet de poser un diagnostic et, si nécessaire, de proposer un traitement avant même la première fracture.
Prévenir et traiter
Contrairement à l’idée que la maladie serait inévitable, plusieurs facteurs de risque peuvent être travaillés pour préserver son capital osseux. Maintenir une activité physique régulière, avoir des apports suffisants en calcium et en vitamine D, s’exposer modérément au soleil et arrêter de fumer figurent parmi ces éléments préventifs.
L’activité physique aide aussi à entretenir les muscles et l’équilibre, ce qui réduit le risque de chutes, et donc de fractures.
Il existe par ailleurs plusieurs traitements spécifiques de l’ostéoporose post-ménopausique, contrairement à l’idée qu’il n’en existerait pas. Leur objectif est de réduire le risque de fractures vertébrales et/ou de hanche dans les cinq à dix ans qui suivent. Certains freinent la résorption osseuse, d’autres stimulent la formation d’os nouveau, et certains combinent ces deux mécanismes.
Si une carence en calcium ou en vitamine D est identifiée, le médecin peut la corriger, éventuellement par une supplémentation.

