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Arrêt Cardiaque Soudain (ACS)

Qu’est-ce que l’arrêt cardiaque soudain ?

Lors d’un arrêt cardiaque soudain (ACS), le système électrique du cœur est corrompu car tout à coup, les flux électriques ne fonctionnent plus. Le cœur ne pompe plus le sang oxygéné vers le cerveau et les autres organes. Cela entraîne immédiatement une perte de connaissance et le risque de mourir. À ce stade, il est extrêmement rare pour le cœur de reprendre un rythme normal par lui-même. Le rythme du cœur chute généralement jusqu’à ce qu’il atteigne l’asystolie.

Qui peut être frappé par l’arrêt cardiaque ?

L’ACS peut frapper n’importe qui, à n’importe quel moment. Il ne fait pas de distinction entre le sexe, l’âge ou la condition physique.

L’arrêt cardiaque en quelques chiffres

Quelques chiffres en France :

  • Chaque année, 50 000 personnes meurent prématurément d’arrêt cardiaque.
  • Le taux de survie à un arrêt cardiaque est de 2 à 3 %.
  • Sans prise en charge immédiate, plus de 90 % des arrêts cardiaques sont fatals.
  • 7 fois sur 10, l’arrêt cardiaque survient devant témoin, mais moins de 20 % de ces témoins font les gestes de premiers secours. Or 4 victimes sur 5 qui survivent à un arrêt cardiaque ont bénéficié de ces gestes simples pratiqués par le premier témoin.

Ce que l’on sait sur l’arrêt cardiaque et la défibrillation :

  • Les chances de survie diminuent de 10 à 12% par minute.
  • L’intervention d’une personne pratiquant la Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP) et la défibrillation peuvent augmenter les chances de survie de 5% à plus de 50%.
  • Lorsqu’un choc est administré par un DAE dans les 3 premières minutes suivant l’ACS, les chances de survie peuvent atteindre 75%.

Le seul traitement : la défibrillation

En cas d’arrêt cardiaque, chaque minute compte. Les chances de survie diminuent de 10 à 12% chaque minute passée sans défibrillation.

Passé 10 minutes, il est peu probable que la victime survive à l’ACS. Bien que la Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP) permette d’allonger cette période, la défibrillation est le seul traitement efficace pour une personne victime d’un arrêt cardiaque soudain. Quand un choc est administré dans les 3 premières minutes suivant l’ACS, les chances de survie peuvent atteindre 75%.

La défibrillation est possible grâce à un défibrillateur automatisé externe (DAE).

La chaîne de survie

La chaîne de survie
La chaîne de survie

La chaîne de survie existe depuis de nombreuses années et représente une chaîne de plusieurs étapes que le sauveteur doit immédiatement suivre en cas d’ACS. Si vous suivez ces étapes à la lettre en cas d’ACS, vous augmentez les chances de survie de la victime.
La reconnaissance de l’ACS et l’alerte immédiate est un maillon essentiel de la chaîne de survie pour s’assurer que les équipes de secours soient envoyées sur les lieux de l’ACS.

La RCP précoce aide le sang oxygéné à circuler dans le cerveau et le cœur, ce qui permet de gagner du temps avant qu’un défibrillateur soit utilisé et que les équipes de secours arrivent.

La défibrillation précoce grâce à un DAE permet d’administrer un choc rapidement et donc d’augmenter les chances d’effectuer une réanimation avec succès.

À leur arrivée, les équipes de secours administreront des soins médicaux avancés afin que l’état du patient soit stable et lui donner les meilleures chances de survie.

Lorsqu’une personne est victime d’un arrêt cardiaque soudain à l’extérieur de l’hôpital, il existe un enchaînement d’événements qui peuvent augmenter ses chances de survie. Ce concept est plus connu sous le nom de « chaîne de survie ». Terme inventé pour la première fois par l’American Heart Association en 1991, son article intitulé « Improving Survival from Sudden Cardiac Arrest: The Chain of Survival Concept » souligne que toutes les communautés doivent reconnaître et adopter le principe de la RCP précoce et de la défibrillation.

Alors, qu’est-ce que la chaîne de survie ? Elle est composée de quatre maillons, les trois premiers maillons de la chaîne peuvent être effectués par des membres du public qui possèdent des compétences de base en sauvetage. Le dernier maillon doit être effectué par des ambulanciers ou professionnels paramédicaux. Si toutes ces interventions sont effectuées en succession rapide, vous pouvez augmenter les chances de survie d’une personne à la suite d’un arrêt cardiaque soudain.

1. Accès et reconnaissance rapides

Le premier maillon de la chaîne désigne l’accès et la reconnaissance rapides. Il s’agit d’une personne capable de reconnaître les signes d’un arrêt cardiaque soudain et d’obtenir de l’aide. Il n’existe souvent aucun symptôme avant qu’un arrêt cardiaque ne survienne, mais si une personne est victime d’un arrêt cardiaque, elle :

  • N’est pas consciente
  • Ne réagit pas
  • Ne respire pas ou respire anormalement

Si vous rencontrez une personne que vous pensez victime d’un arrêt cardiaque, appelez immédiatement le 112 et commencez la RCP.

2. RCP précoce

Le deuxième maillon de la chaîne de survie est la RCP précoce. Elle consiste à effectuer des compressions thoraciques afin de maintenir le cœur d’une personne en mouvement jusqu’à l’arrivée d’un défibrillateur. De nombreux organismes proposent des cours de RCP au public, notamment la Croix Rouge Française. Si vous souhaitez bénéficier d’une formation au sauvetage ainsi que vos collègues et employés, vous pouvez également organiser des cours sur votre lieu de travail ou dans votre école.

3. Défibrillation précoce

Le troisième maillon est la défibrillation précoce. Avoir un DAE sous la main en cas d’arrêt cardiaque d’urgence peut faire la différence entre la vie et la mort. Un défibrillateur est utilisé pour choquer le cœur et le ramener à son rythme normal. Après chaque minute passée sans défibrillation, la probabilité de survie d’une personne diminue de 10 %.

L’installation d’un défibrillateur sur votre lieu de travail ou dans un espace communautaire est la meilleure façon de vous assurer d’avoir un défibrillateur à proximité.

4. Soins spécialisés précoces

Le quatrième maillon de la chaîne est celui des soins spécialisés précoces. Elle désigne une réaction rapide de la part des ambulanciers paramédicaux qui peuvent effectuer des interventions nécessaires à la survie. Les services de réanimation doivent arriver dans les huit minutes pour disposer des meilleures chances de survie.

La meilleure façon d’améliorer les chances de survie d’une personne est de vous assurer que votre domicile, votre lieu de travail ou encore votre espace communautaire sont entièrement équipés pour faire face à un arrêt cardiaque soudain d’urgence.