10 pièges émotionnels qui déclenchent la suralimentation

L’alimentation émotionnelle, définie comme se tourner vers la nourriture pour s’apaiser au lieu de rechercher une connexion humaine pour se réconforter, est parfois traitée comme une blague de la culture pop (c’est-à-dire l’image d’une femme buvant une pinte de crème glacée le samedi soir, ou empilant des portions supplémentaires sur son assiette).

Mais une nouvelle petite étude publiée dans le Journal of Marital and Family Therapy révèle de manière poignante les précurseurs complexes de l’alimentation émotionnelle et explore les conséquences – un IMC plus élevé et une plus grande propension à l’obésité, l’insécurité émotionnelle, la honte et la culpabilité – pour les mangeurs émotionnels et leurs familles .

Les chercheurs ont interrogé huit femmes âgées de 30 à 57 ans ; tous se décrivaient comme des mangeurs émotionnels avec un IMC de 30 ou plus (cliniquement obèses). Leurs réponses ouvertes ont été regroupées en 10 « thèmes » généraux qui permettent de mieux comprendre pourquoi l’alimentation émotionnelle est un piège et si difficile à arrêter.

1. Raisons personnelles et culturelles
Les mangeurs émotionnels consomment de la nourriture en grande quantité pour des raisons qui n’ont pas grand-chose à voir avec la faim. Plus de la moitié ont décrit la suralimentation pour des raisons traditionnelles ou culturelles, ou parce que manger était associé au rêve américain.

2. Préoccupation avec la nourriture et manger
Les mangeurs émotionnels sont obsédés par la nourriture et se sentent souvent consommés par la croyance stressante que la nourriture ne sera pas disponible. Deux participants à l’étude l’ont bien décrit, en disant qu’il a des qualités séduisantes et que cela « les attire » et « les appelle ». Pour tous ces participants, l’attrait de la nourriture semblait devenir quelque chose de plus grand qu’ils ne pensaient pouvoir contrôler.

3. Historique des relations
De nombreux mangeurs émotionnels ont des antécédents de mauvaises relations et la peur de laisser une autre personne entrer émotionnellement. La nourriture devient un moyen de se protéger.

4. La dépendance comme mécanisme d’adaptation
La moitié des participants ont des antécédents d’abus d’alcool ou de drogues. La nourriture est devenue un substitut ou un complément à leurs dépendances.

5. Moments de responsabilisation et d’acceptation
L’acceptation de leur poids et de leurs habitudes alimentaires est arrivée par vagues chez certains mangeurs émotionnels. Certains ont décrit l’adoption d’une position sans jugement et reconnaissant que la perfection n’est pas réalisable. Mais « l’acceptation des graisses » ne dure généralement pas.

6. Auto-jugements sur l’alimentation et le poids
Les mangeurs émotionnels sont autocritiques. Tous ont décrit une boucle de rétroaction consistant à porter un jugement sur leur alimentation émotionnelle et leur incapacité à contrôler leur alimentation et à perdre du poids.

7. Influences sociales négatives
La honte, l’ostracisme par les autres et la peur du jugement étaient une perception puissante parmi les Pâques émotionnelles. Cela les empêche de confier leur alimentation émotionnelle à d’autres ou de demander de l’aide.

8. Manger secret
Les mangeurs émotionnels sont des mangeurs secrets qui cachent de la nourriture pour acquérir une partie du pouvoir qu’ils ne ressentent pas dans leur vie quotidienne.

9. Sentiments ambivalents pour la nourriture
Les mangeurs émotionnels ne sont pas nécessairement des gourmands. Beaucoup décrivent une relation « amour-haine » avec la nourriture.

10. Faim émotionnelle
Les mangeurs émotionnels confondent le besoin de confort humain ou de compagnie avec la faim physique.

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